Mondial 2014: Griezmann, Pogba, Valbuena, entre promesses et confirmations

FOOTBALL Ils ont été les meilleurs français face à la Norvège…

Bertrand Volpilhac, au Stade de France

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L'attaquant de l'équipe de France, Antoine Griezmann,  lors de la victoire en amical face à la Norvège, 4-0, le 27 mai 2014.
L'attaquant de l'équipe de France, Antoine Griezmann, lors de la victoire en amical face à la Norvège, 4-0, le 27 mai 2014. — C.ENA/AP/SIPA

A eux trois, ils ont fait exploser la défense de la Norvège. Antoine Griezmann, Paul Pogba et Mathieu Valbuena ont été les hommes du premier match amical des Bleus en préparation pour la Coupe du monde au Brésil. Mais tous n’aspirent au même statut.

Griezmann, «le super sub»

Quand on le voit multiplier ses courses, servir de point d’appui, jouer en remise et orienter le jeu, on ne se dit qu’une chose: ce garçon-là pue le football. Intelligence de jeu, justesse technique, Antoine Griezmann a tout. Sauf pour l’instant la finition, malgré quelques belles occasions face à la Norvège. «C’est un très beau match de sa part, loue Blaise Matuidi. Ce n’est que son deuxième, c’est jamais facile pour un jeune joueur qui découvre la sélection. Mais il a un fort potentiel: Il arrive à prendre l’espace et à jouer dos au but». Son problème, c’est qu’il est barré à gauche par Ribéry, et à droite par Valbuena. «Je voulais être dans les 23, j’y suis, se contente-t-il d’expliquer. Le reste, ce n’est que du bonus. Quelles que soient les minutes qu’on me donnera, je les prendrai et je me donnerai à fond pour montrer ce que je sais faire. Si je dois être un "super sub" (un super remplaçant), alors je serai un "super sub".»

Pogba, le patron

Il récupère, dribble, donne et marque. Paul Pogba, c’est Patrick Vieira version 2.0: un énorme physique, capable de remonter le ballon d’une surface à une autre, une technique de brésilien. Face à la Norvège, le milieu de la Juventus a prouvé qu’il était une nouvelle fois un joueur rare et déjà – à 21 ans - un patron au cœur du jeu français. «Il a énormément de talent, il nous apporte beaucoup, encense Mathieu Valbuena. Il s'est porté vers l'avant. On lui demande de se lâcher et de créer le surnombre. C'est le système qui veut ça.» Et son talent, aussi. Même s’il ne doit pas oublier non plus ses tâches défensives…

Valbuena, l’incontournable

Antoine Griezmann a beau pousser fort, Loïc Rémy a beau marquer, cette fois-ci, Mathieu Valbuena ne se fera pas avoir. Injustement remplaçant à la Coupe du monde 2010 et surtout à l’Euro 2012, le Marseillais fait désormais partie à coup-sûr du onze de Didier Deschamps pour le premier match du Mondial face au Honduras. Brillant et volontaire face à l’Ukraine en novembre, Valbuena a récidivé mardi soir face à la Norvège, avec trois passes décisives. «Il n’est jamais décevant», note Blaise Matuidi. «C'est simplement du bonheur d'avoir un petit bonhomme comme ça qui fait des passes décisives, poursuit l’attaquant Olivier Giroud. On se régale avec lui.»