Yohan Cabaye: «Pour moi, le plus dur va arriver au PSG»

Propos recueillis par B.V.

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Le Parisien Yohan Cabaye, le 23 avril 2014
Le Parisien Yohan Cabaye, le 23 avril 2014 — J.E.E/SIPA

Plus qu’un petit effort. En battant Rennes mercredi soir au Parc des Princes, le PSG sera sacré champion de France, malgré une fin de saison un peu difficile. Son milieu de terrain Yohan Cabaye, arrivé en janvier dernier, dédramatise cette période délicate et avoue pour 20 Minutes n’avoir «aucun regret» d’être venu à Paris.

Comment se sont passés ces dix jours depuis la déception de Sochaux?
On a eu un peu de repos, puis on s’est vite remis au travail, on a très bien bossé cette semaine. On a évacué et vu l’intensité qu’il y a eu pendant les séances d’entraînement, on est prêt à finir le travail demain et à gagner ce championnat. Les matchs déjà faits, on ne peut plus les refaire, donc c’est important de regarder vers l’avenir.

On a parlé de mini-crise, où en tout cas de phase de moins bien ces derniers temps. C’était exagéré?
Les gens s’attendent à ce qu’on gagne tous les matchs. Mais il y a des adversaires, qui jouent quelque chose, comme Sochaux sa survie. La saison a été longue, il peut aussi y avoir des moments de moins bien. La critique fait partie du métier, il faut l’accepter, mais pour nous il n’y a pas eu de crise.

Le match raté contre Chelsea ternit un peu la saison du PSG. Quel bilan en tirez-vous?
Sur cinq trophées disputés, on va en gagner trois (championnat, Coupe de la Ligue, trophée des champions). C’est une saison plus que réussie, très réussie même. Bien sûr il reste la déception de la Ligue des champions, mais c’est un projet c’est compliqué, c’est long. Le club grandit, se construit et les dirigeants font en sorte qu’on puisse atteindre tous les objectifs.

Si vous gagnez demain, vous battez aussi le record de points dans l’histoire de la Ligue 1. Avez-vous l’impression de faire partie de la meilleure équipe de l’histoire?
Ce record, ça pourrait être énorme. Si Paris veut être la meilleure équipe de Ligue 1 de ces dernières années, il faut durer dans le temps comme Lyon l’a pu faire il y a quelques temps. Le club est parti pour le faire. C’est un honneur, une fierté d’en faire partie.

Vous avez déjà été champion avec Lille en 2011. Quelle saveur aura celui-là?
Je suis arrivé en janvier, je n’ai joué qu’une demi saison. J’ai participé, mais c’est une saveur différente. Je prends. C’est un titre et sur un CV, c’est important. Ca va être, je l’espère, un bon moment demain.

On a beaucoup parlé de votre temps de jeu. Estimez-vous en avoir eu assez depuis que vous êtes là?
Ça n’a pas été mal. Je suis arrivé dans une équipe qui tournait depuis six, voire dix-huit mois ensemble, ce n’est pas facile. Mais je me suis bien adapté. Au final, j’ai joué pas mal de matchs. Et si je n’ai pas tout joué, tant mieux pour moi. Avec une coupe du monde après, c’est bien, je ne serai pas cramé. J’ai envie de m’installer durablement dans l’équipe et le plus dur va arriver. Pour moi, la saison prochaine va être très importante.

Vous n’avez donc pas de regrets d’être venu à Paris?
Aucun. Je joue dans une équipe avec de très grands joueurs. Je continue à progresser rien que de jouer avec eux. Il n’y a qu’à voir la qualité aux entraînements. La concentration, l’envie de remporter chaque petit jeu, l’engagement... Les joueurs savent pourquoi ils sont là.