PSG-Leverkusen: Paris a fait le métier en attendant les choses sérieuses
FOOTBALL•Le large turnover de Laurent Blanc n’a pas eu (trop) de conséquences sur le rendement du PSG, vainqueur de Lerverkusen (2-1) et qualifié pour les quarts de finale de la C1…Julien Laloye
Allez, maintenant que c’est fini, avouons-le, ce match retour était en trop. Ce n’est pas la faute du PSG, vous me direz, si les Allemands avaient capitulé dès le match aller (0-4). D’ailleurs, il serait injuste d’écrire qu’on a passé une mauvaise soirée au Parc des Princes. Il a fait beau, il a fait chaud, ça sentait bon la pelouse fraîche, et les Parisiens ont plutôt bien géré leur obligation de milieu de semaine.
Certes, ils n’ont pas tout le temps donné l’impression d’y mettre l’ardeur qu’implique un 8e de finale de Ligue des champions, mais il fallait voir qui il y avait en face. Même si avec un peu plus d’adresse et un peu moins de Sirigu, les Allemands auraient aussi pu marquer beaucoup plus d’une fois (Sam, 5e).
Un milieu de terrain un peu léger à ce niveau
Car un PSG privé de la moitié de ses titulaires n’est plus vraiment le PSG, surtout au milieu, et c’est sans doute le principal enseignement qu’aura pu retirer Laurent Blanc de cette rencontre. Sans Motta, sans Matuidi, ou sans Verratti, c’est compliqué, mais sans les trois en même temps, c’est impossible. Pour une fois qu’il commençait un match, le pauvre Cabaye a dû regretter très fort Pogba… et Matuidi, ses deux chiens de garde en équipe de France, même si cela ne l’a pas empêché de réussir ses coups de pied arrêtés et ses ouvertures maison.
Son corner pour la tête de Marquinhos (12e) était ciselé, comme son ouverture pour Cavani avant la mi-temps. Sauf que l’attaquant parisien avait laissé son sens du but en Uruguay, pas loin de celui d'«Ibra», maladroit sur deux duels avec Leno (12e, 18e). C’est finalement Lavezzi qui a rattrapé le coup (55e), signe que le PSG tient peut-être le trio d’attaque qui lui fera gagner la C1. Son parcours européen cette saison l’autorise en tout cas à y penser aussi fort qu’un Bayern de Munich ou qu’un FC Barcelone.


















