Tournoi des VI Nations: Sans la perspective du Grand Chelem, quels objectifs pour les Bleus?
RUGBY•Les Français ont encore deux rencontres à disputer contre l’Ecosse et l’Irlande…R.B.
Le Grand Chelem, on oublie. Depuis la correction reçue au pays de Galles (27-6), les Bleus ne peuvent plus prétendre à remporter leurs cinq rencontres du Tournoi, une performance inédite pour le XV de France depuis 2010. Avant d’affronter l’Ecosse samedi, les raisons de tout faire pour finir la compétition en beauté sont multiples.
Gagner le Tournoi
Même avec le revers de Cardiff, les Bleus ont encore la possibilité de remporter le Tournoi. Un «simple» succès n’aurait pas la même saveur qu’un Grand Chelem mais pour une nation incapable de battre le pays de Galles et l’Irlande depuis l’arrivée de Philippe Saint-André en 2012, ça n’a rien de négligeable. «Avec l’année 2013 que l’on a passée, on ne va pas faire les fines bouches, annonce le troisième ligne Damien Chouly. La plupart des joueurs de cette génération n’ont jamais gagné le Tournoi, on veut le remporter.»
Préparer la Coupe du monde
A un an et demi de l’échéance, une mauvaise performance n’écarterait pas définitivement un joueur dans la course au Mondial. A Marcoussis, les intéressés ont pourtant bien conscience que Philippe Saint-André en a assez de tâtonner. Le sélectionneur tricolore dégage progressivement un groupe et met en place une colonne vertébrale pour la Coupe du monde. «Tout ce qu’on fait maintenant c’est pour cette compétition», estime Gaël Fickou. «On a à cœur de briller pour ne pas laisser une mauvaise impression aux entraîneurs, décrit Yannick Forestier. Si tu finis sur une mauvaise note dans le Tournoi, tu ne marques pas de points.»
Donner de l’expérience aux jeunes
Brice Dulin a beau être installé chez les Bleus version Saint-André, l’arrière de Castres n’a eu que treize sélections avant le déplacement en Ecosse. Un signe de la jeunesse tricolore. Après un Tournoi des VI Nations 2012 construit avec plusieurs cadres de la génération Lièvremont, Philippe Saint-André a ramené du sang neuf chez les Bleus et ne cesse de répéter qu’il a «renouvelé le groupe à 80%» durant son mandat. Appelés pour la première fois cet hiver, Hugo Bonneval et Jules Plisson doivent continuer à emmagasiner de l’expérience, tout comme Fickou et Flanquart.


















