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Rugby: Doussain expédie Toulouse dans le grand huit européen

Rugby: Doussain expédie Toulouse dans le grand huit européen

H CUPL’habituel demi de mêlée, repositionné à l’ouverture, a inscrit face aux Saracens les 21 points de son équipe, qualifiée pour les quarts de finale…
Nicolas Stival, à Toulouse

Nicolas Stival, à Toulouse

L’ogre est tombé, ce dimanche à Ernest-Wallon. Le Stade Toulousain a dominé les Saracens de Londres, impressionnants leaders du championnat anglais (11 victoires en 12 journées). Ce succès assure aux coéquipiers de Thierry Dusautoir une place en quart de finale de Coupe d’Europe, avant même l’ultime match de poule, samedi chez les Zebres italiens de Parme. «On les a étouffés méthodiquement pendant 80 minutes, en les obligeant à nous rendre les ballons au pied», se délecte le capitaine de Toulouse et du XV de France. Rigoureux en défense, disciplinés, les Rouge et Noir ont pu compter en outre sur la précision de leur demi d’ouverture Jean-Marc Doussain, élu homme du match.

Une semaine après son 100% de réussite au pied contre Clermont (19-12), déjà en tant que numéro 10, l’habituel demi de mêlée a inscrit les 21 points de son équipe, via un excellent 7/8 aux pénalités. «Je vais donner un satisfecit à Jean-Marc, lâche le manager général Guy Novès. Cela fait environ deux ans que Jean-Baptiste Elissalde (entraîneur des lignes arrière toulousaines) lui fait travailler son jeu au pied. Je me souviens d’un match à Perpignan où depuis les 22 mètres, il n’arrivait pas aux poteaux adverses. Là, il met des pénalités de 40 mètres.»

Novès : «Un mec d’une sérénité fantastique»

Le jeune Ariégeois (22 ans) a aussi assuré dans le jeu face à Owen Farrell, l’ouvreur du XV d’Angleterre. «Il vous surprend peut-être, mais il ne nous surprend pas, sourit le troisième ligne Yannick Nyanga. Il ne faut pas oublier que c’est un dix de formation. Il retourne à ses premières amours.» Dusautoir nuance un peu le propos. «Ce n’est pas un demi d’ouverture de métier, cela se voit sur certains mouvements, lâche-t-il. Mais il a une telle volonté. Dès qu’il voit un espace, il avance. Et c’est un gros défenseur.» Quelques Londoniens, sévèrement plaqués par l’international aux six sélections, ne le contrediront pas...

Les blessures de McAlister et de Beauxis, ainsi que la disgrâce de Barraque, ont donc propulsé le trapu demi (1,74 m, 90 kg) à un poste où il avait déjà dépanné à l’aller face aux Saracens, lors de l’exploit des Stadistes à Wembley (16-17). «On lui a demandé depuis 15 jours de rendre service à l’équipe pour pallier les blessures, comme on l’a demandé à Clément Poitrenaud (habituel arrière) au centre, remarque Novès. C’est un mec d’une sérénité fantastique, qui récolte les fruits de son travail en étant sélectionné.» Le 1er février à Saint-Denis, Doussain devrait retrouver bon nombre de ses victimes dominicales lors d’un croustillant France – Angleterre. A la mêlée ou à l’ouverture ?