Comment Alexis Ajinça a su redevenir un joueur de NBA

BASKET Le pivot de Strasbourg rejoint les New-Orleans Pelicans...

Floréal Hernandez

— 

Après Charlotte, Dallas et Toronto, Alexis Ajinça va découvrir une quatrième franchise NBA : les New Orleans Pelicans. Et ce plus de deux ans après son dernier match dans la ligue américaine où le pivot de 2,15 m, choix n°20 de la draft 2008, ne s’est jamais imposé.

Pour reprendre son envol avec les Pelicans – un contrat de deux ans et un transfert évalué à 415 000 € selon CBS Sports, « nous avons exigé un montant important pour son transfert et la Nouvelle-Orléans l’a accepté », se félicite Martial Bellon, le président strasbourgeois –, le pivot était revenu en janvier 2011 se refaire une santé à la SIG aux côtés de Vincent Collet. Le régime alsacien prôné par le coach strasbourgeois et de l’équipe de France, a porté ses fruits. « Mon objectif est de retourner en NBA et de m’y imposer », martelait Ajinça depuis son retour en France en janvier 2011.

Pour retraverser l’Atlantique, Ajinça, 25 ans, a dû devenir un Européen convaincu. Sous la houlette de Collet, il s’est rapproché du cercle lui qui avait tendance à privilégier les shoots extérieurs. Dans la raquette, l’intérieur s’est imposé comme la référence nationale : meilleure évaluation française la saison passée en Pro A (17,21) et deuxième tricolore au scoring (16,14 points). Quitte à jouer des coudes comme face à Boulazac en mars où il était prêt à en venir aux mains avec l’intérieur américain Ramseyer sur le terrain puis dans les couloirs.

Il a développé son coté guerrier

Ce côté guerrier qu’on ne lui soupçonnait pas avant son retour en France, ce fan des Verts de Saint-Etienne a su le conserver chez les Bleus. Profitant des défections des pivots français évoluant en  NBA cet été, il est devenu le premier choix intérieur de Collet à l’Euro slovène. Avant la demi-finale face à l’Espagne, il s’attendait à devoir répondre présent sous le cercle. « Ce sera encore très dur. Il ne faudra pas partir dans l’excès. Il peut encore y avoir des coups. »

Mais ses mains, le champion d’Europe s’en sert également marquer des paniers. Celui qui a été vice-champion du monde de BMX est actuellement le deuxième meilleur marqueur de l’Euroligue (17,11 points).

Ses performances sur les parquets de Slovénie puis d’Europe – 32 d’évaluation face au Real Madrid le 7 novembre – ont avivé l’intérêt des grosses formations continentales. Mais Ajinça a préféré rebondir aux Etats-Unis. Outre-Atlantique, il va retrouver la NBA et sa future femme établie à Charlotte.