OM: La méthode Anigo pour relancer le club
FOOTBALL•En 2004, José Anigo avait rempli sa mission d'entraîneur avec succès. D'anciens joueurs marseillais évoquent son discours et sa stratégie...Camille Belsoeur, à Marseille
De retour sur le banc de l’OM pour la quatrième fois, José Anigo retrouve avec la venue de Dortmund au Vélodrome ce mercredi soir la Coupe d’Europe où il a réussi de belles choses avec son club de cœur (seulement deux défaites en 12 matchs). Mais quels ressorts peut activer l’ancien minot dans le vestiaire marseillais pour relever une équipe chancelante?
Steve Marlet, ancien joueur de l’OM et présent dans l’effectif lors de l’épopée marseillaise en Coupe de l’UEFA en 2004, se souvient de la méthode Anigo qui était arrivé, comme cette année, en cours de saison pour reprendre un OM moribond. «Par son discours il avait su nous remobiliser, se rappelle l’ex-international français. C’est quelqu’un à l’écoute des joueurs. Il y avait son discours qui était nouveau et frais. Il parlait "vrai" en intégrant tout le monde. Cela avait bien fonctionné puisqu’on avait fait un superbe parcours en Coupe d’Europe mais aussi une belle remontée en championnat.»
«Pas de différence entre joueurs et staff avec José»
Mais si José Anigo veut «changer l’état d’esprit de ses joueurs», comme il l’a affirmé mardi en conférence de presse d’avant-match, peut-il ressouder un vestiaire parcouru par de nombreuses tensions dans les dernières semaines de l’ère Baup? «C’est quelqu’un qui est très proche de ses joueurs, il avait tiré un maximum de nous à l’époque, se souvient Laurent Battles, lui aussi présent à l’OM en 2003-2004. Il savait s’appuyer sur des relais dans le vestiaire mais il était parvenu à créer beaucoup de proximité avec les joueurs. Pour José il n’y avait pas de différence entre les joueurs et le staff, c’était la solidarité avant tout.»
Toujours est-il que depuis l’époque Drogba, les choses ont évidemment bien changé dans le vestiaire olympien, même si de nombreux membres du staff de l’époque sont encore présents, comme Laurent Spinozi l’entraîneur des gardiens. Et José Anigo a-t-il changé, lui? «Il paraît qu’on ne change jamais vraiment», a-t-il répondu mardi en conférence de presse.


















