Incidents entre supporters: L'Intérieur s'en prend aux dirigeants des clubs de Ligue 1
FOOTBALL•Après les graves incidents ayant eu lieu à Nice dimanche...Avec AFP
Le ministère de l'Intérieur s'en est pris lundi aux dirigeants de clubs de foot qui «doivent montrer l'exemple» estimant que le «football est encore malade de ces pseudo-supporteurs» après les incidents dimanche avant le match de L1 Nice-Saint-Étienne. «Les affrontements au péage de Bollène au printemps dernier, les menaces de mort proférées ces dernières semaines à l'encontre du chef de la division nationale de lutte contre le hooliganisme, ou encore les incidents d'hier (dimanche) à Nice, montrent bien que le football est encore malade d'une partie de ses pseudo-supporters», a déclaré le porte parole du ministère Pierre Henry Brandet.
«Il faut que certains dirigeants montrent l'exemple et arrêtent de fustiger en permanence et publiquement l'action du ministère» de l'Intérieur «dès que des arrêtés, notamment d'interdiction de déplacement de supporteurs, sont pris», a-t-il ajouté. «Il faut arrêter de hurler au scandale quand l'État fait face à ses responsabilités et prend les mesures préventives qui s'imposent», a encore fait valoir M. Brandet.
200 sièges ont été arrachés, il y a eu des rixes et des CRS ont été appelés en renfort dimanche au stade de l'Allianz Riviera à Nice, avant la rencontre perdue face à Saint-Étienne (1-0), qui s'est tenue en l'absence des supporteurs stéphanois évacués à la suite de ces incidents. Huit personnes ont été légèrement blessées, dont deux stadiers, a indiqué André Bloch, responsable de la sécurité de l'OGCN, annonçant un dépôt de plainte contre X pour dégradations et l'envoi de la facture à l'AS Saint-Etienne.
Une source proche du dossier à Beauvau a par ailleurs déclaré que «certains clubs doivent enfin prendre leurs responsabilités» et que les incidents les plus graves impliquent régulièrement des ultras notamment lyonnais, stéphanois ou niçois. «Il y a des responsables de clubs qui ne souhaitent pas faire le ménage dans leur tribune, a estimé cette source, et ce sont les mêmes qui accusent les pouvoirs publics de ne pas prendre la mesure du problème». «Ces dirigeants, toujours selon cette source, protègent parfois leurs supporteurs les plus radicaux pourtant bien connus et identifiés».


















