France-Ukraine: Ce que Didier Deschamps a changé entre Kiev et le Stade de France

Au Stade de France, A.M.
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Le sélectionneur de l'équipe de France, Didier Deschamps, le 19 novembre 2013, contre l'Ukraine, au Stade de France.
Le sélectionneur de l'équipe de France, Didier Deschamps, le 19 novembre 2013, contre l'Ukraine, au Stade de France. — F.FIFE/AFP

Evidemment, il ne lâche pas grand-chose. Les détails de ses causeries, on ne les connaitra pas. La teneur de ses réflexions tactiques, encore moins. «C’est entre eux et moi», prévient Didier Deschamps. Le sélectionneur de l’équipe de France a pourtant laissé quelques indices sur sa gestion des ces quatre jours qui ont changé beaucoup de choses, jusqu'au triomphe de mardi soir contre l'Ukraine.

Forcément, après la gifle du match aller, «DD» ne pouvait pas rester les bras ballants. Mais pour ses premières décisions, il a attendu quelques temps. Pas question de tout chambouler à chaud. «Samedi ça a été une journée difficile, une journée de lendemain de défaite. Avec l’analyse, le constat. Il ne fallait pas se cacher. Dimanche c’était entre les deux. Et lundi on a basculé pour petit à petit se préparer à ce grand moment», explique Deschamps.

«Il y en a certainement qui n’aiment pas le foot, mais moi je préfère penser à ceux qui sont très contents»

Dès vendredi soir, il avait déjà repéré des signes d’espoir, au milieu du marasme. «A l’aller, l’équipe ukrainienne, sur le plan athlétique, avait fait un match très important. Mais certains avaient fini épuisés, et ce sont de jeunes joueurs. Aujourd’hui, on a été supérieurs dans le rythme, l’engagement», remarque le sélectionneur des Bleus.

Ce constat posé, restait le choix des hommes et du schéma dans lequel ils évolueraient. Depuis vendredi soir, exit Giroud, Abidal, Nasri, Koscielny et Rémy. Deschamps a pris très vite la décision de faire entrer Cabaye, Varane, Sakho, Benzema et Valbuena dans sont onze de départ, en 4-3-3. «Je savais que j’aurais besoin de système là. Je l’ai décidé définitivement dimanche». Pourquoi pas à l’aller? «Peut-être qu’on aurait été plus performants, peut-être pas, c’est difficile de savoir», avance l’ancien coach de l’OM.

Restait à préserver le groupe de l’extérieur. Car dans son discours, Didier Deschamps jure ne pas avoir tenté de piquer ses joueurs avec les critiques qui s’abattaient sur eux depuis la triste soirée de Kiev. «Je n’ai rien écouté, je n’ai rien lu. On était en vase clos. Mais quand je vois les gens autour de l’hôtel le matin, je vois des gens à fond derrière nous. Il y en a certainement qui n’aiment pas le foot, mais moi je préfère penser à ceux qui sont très contents.»