France-Ukraine: Les Bleus doivent-ils se jeter à l’attaque?
FOOTBALL – Ils doivent (au moins) marquer deux fois pour espérer…B.V.
«L’équipe de France va plutôt attaquer que défendre son terrain. C’est normal, ils vont tout faire pour rattraper leurs buts de retard.» S’il n’avait pas ridiculisé tactiquement l’équipe de France au match aller, on pourrait presque rire de la finesse d’analyse de Mikhaël Fomenko, le sélectionneur Ukrainien, aussi disert en conférence de presse qu’un Hugo Lloris des mauvais jours. Pour les Bleus, le problème se pose pourtant dans des termes aussi simplistes: doivent-ils se ruer à l’attaque pour rêver d’un miracle?
«Il ne s’agit pas de partir à l’abordage, avait expliqué Didier Deschamps dès dimanche, assurant ne pas prévoir une tactique avec plus d’attaquants. Ce n’est pas parce que vous mettez une armada offensive que vous serez plus dangereux.» Lundi, à la veille du match, la sélectionneur des Bleus a précisé sa pensée: «La qualification passe par un match qui doit être hors-norme, explique-t-il. Il faut des ingrédients qui nous permettent de nous sublimer, de nous surpasser, tout en gardant la maîtrise.»
«Trouver un juste milieu»
Ou comme le résume le capitaine Hugo Lloris: «de mettre de la folie sans partir à l’abordage». Et comment on fait, ça? «En jouant intelligemment, répond le gardien de Tottenham. Il faudra être efficace dans les temps forts. La meilleure chose, c’est de marquer le premier but le plus rapidement possible. La folie, on l’amènera par la créativité. On a beaucoup de joueurs de talents, capables de faire la différence.»
Et d’autres qui ne devront pas oublier que leur boulot est de défendre, donc. Surtout face à une équipe qui excelle dans le domaine de la contre-attaque. «C’est pas tous devant, parce que c’est leur donner des munitions, confirme Didier Deschamps. Je ne m’attends pas à une équipe ukrainienne qui ne passe son match qu’à défendre. Elle a des qualités, elle l’a prouvé au match aller. On parle d’emballer le match, mais il faut trouver un juste milieu. A nous de faire des efforts pour attaquer mais aussi pour défendre». C’est une question de mathématique: si les Bleus peuvent rêver d’une prolongation en marquant deux fois, un but ukrainien les obligerait à en inscrire quatre pour partir au Brésil. A ce prix-là, il vaudrait effectivement mieux ne pas oublier de défendre.


















