Elie Baup peut crier, son équipe ne l'a pas entendu contre Naples mardi (1-2).
Elie Baup peut crier, son équipe ne l'a pas entendu contre Naples mardi (1-2). — P. MAGNIEN / 20 MINUTES

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Y-a-t-il un malaise Elie Baup à Marseille ?

FOOTBALL – L’entraîneur olympien ne s’est pas exprimé dans le vestiaire à l’issue de la défaite de l’OM face à Naples (1-2)…

La scène résume bien l’impuissance d’Elie Baup mardi soir lors de la défaite de son équipe face à un Naples supérieur. A la 34e alors que le score est toujours de 0-0, le Napolitain Callejon récupère le ballon à la suite d’un corner marseillais et profite de l’apathie des olympiens pour lancer une contre-attaque. Au départ de l’action, Gignac, qui se trouvait à côté de l’Espagnol, se prend une soufflante par son entraîneur pour son manque d’investissement défensif, mais devant le reproche, l’attaquant olympien reste impassible.

Le regard noir en conférence de presse, l’air absent devant le micro de Canal+ en fin de match, Baup avait la tête des mauvais jours au coup de sifflet final. «Il faut rester combatif et donner de la confiance aux joueurs, donner cette idée de révolte, ne pas accepter cette situation. C’est ce que j’essaye de faire ou à la mi-temps ou à chaque fois que j’interviens. Il faut se battre», expliquait-il en conférence d’après-match.

Toujours soutenu par ses cadres

Pourtant selon Souleymane Diawara, le coach à la casquette n’a même pas parlé à ses joueurs à l’issue de la rencontre. «Il [Baup] n’était pas là. Il n’a rien dit, il n’y a pas eu de mots du coach mais bon, on n’a pas besoin de lui pour savoir ce qu’on a fait de bien et surtout de pas bien», a confié le défenseur en zone mixte. Mais l’entraîneur de l’OM n’est pas encore menacé et dispose toujours du soutien de ses cadres, même si certains remplaçants comme Mario Lemina apprécient peu le manque de turn-over malgré les mauvais résultats.

En C1, le costume que Baup porte pour l’occasion semble en tout cas trop grand pour lui. Au regard des statistiques, le coach à la casquette n’y a gagné que 3 de ses 14 matchs dans la compétition (Bordeaux, Toulouse, Marseille) et présente le deuxième pire ratio de point par match des entraîneurs français en Ligue des champions (au moins 10 matchs en C1) derrière Rudi Garcia (0,93 point/match pour Baup, contre 0,75 pour Garcia). Mardi soir, la comparaison à ce niveau avec «Rafa» Benitez était bien cruelle.