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Tennis: La génération Tsonga-Gasquet peut-elle remporter un Grand Chelem?

Tennis: La génération Tsonga-Gasquet peut-elle remporter un Grand Chelem?

TENNIS – Gasquet a trébuché contre Nadal en demie de l'US Open…
Romain Baheux

Romain Baheux

Cette année, ça sera encore non. Battu par Rafael Nadal en demi-finale de l’US Open dans la nuit de samedi à dimanche, Richard Gasquet ne sera pas le premier Français à remporter un tournoi du Grand Chelem depuis Yannick Noah à Roland-Garros en 1983. Pas faute d’essayer pourtant. En juin, Tsonga a atteint le dernier carré à Roland-Garros, sa cinquième présence à ce niveau dans l’un des quatre tournois majeurs du circuit. Mais à chaque fois, il se trouve un Djokovic ou un Nadal pour empêcher un sacre tricolore. «J’ai l’impression qu’ils se rapprochent de ce niveau, nuance Patrice Hagelauer, ancien directeur technique national. Les Français ont moins l’impression, comme il y a deux ou trois ans, que les trois-quatre meilleurs joueurs mondiaux sont intouchables. Je reste confiant en cette génération.»

«La hiérarchie peut évoluer en 2014»

Elle possède un avantage, celle de pouvoir briller partout. Depuis 2010, chaque tournoi du Grand Chelem a accueilli au moins une fois un Français dans son dernier carré. Le problème n’est donc pas tant de maîtriser le gazon, la terre battue ou le ciment mais d’y battre l’élite mondiale au moment décisif. Et là, ça coince. La faute à une génération exceptionnelle de l’autre côté du filet. «J'ai fait un super tournoi mais c'est vrai que tu arrives en demi-finale et pour gagner le tournoi il faut battre Nadal et Djokovic à la suite. Et là, tu n'y es pas encore quand même», notait Gasquet après sa demi-finale new-yorkaise.

Doivent-ils pour autant se contenter des traditionnels «ils ne sont pas si loin» ou «ils ont rivalisé à certains moments»? Pour briller en Grand Chelem, les Bleus doivent surtout gagner de la régularité sur l’ensemble de la saison. «Les Masters 1.000 sont très importants pour bien préparer l’US Open ou Roland-Garros, poursuit Hagelauer. On peut y affronter les meilleurs mondiaux et tenter de les perturber dans les moments décisifs, là où ils gagnent le match comme Nadal contre Gasquet. S’ils parviennent à les battre dans ce genre de confrontations, ça peut devenir intéressant. La hiérarchie peut évoluer en 2014.» La marche est encore haute.