Affaire Gomis: Pour Rémi Garde, «c’est la fin de l’histoire de ce triste mercato»

FOOTBALL L'entraîneur de l'OL s’est exprimé mercredi sur le retour dans le groupe de Bafétimbi Gomis et de Jimmy Briand...

Propos recueillis à Lyon par Stéphane Marteau

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Bafétimbi Gomis de retour à l'entraînement avec Lyon, le 4 septembre 2013
Bafétimbi Gomis de retour à l'entraînement avec Lyon, le 4 septembre 2013 — PHILIPPE DESMAZES/AFP

Après trois jours de repos, l’OL a repris l’entraînement ce mercredi, sans ses internationaux, mais avec ses deux bannis de l’été: Bafétimbi Gomis et Jimmy Briand. Devant une faible assistance, les deux joueurs, qui ont réintégré le groupe faute d’avoir accepté un transfert, ont enchaîné les tours de terrain avant d’effectuer un travail de passe. A l’issue de cette séance, leur entraîneur s’est exprimé sur leur retour, en ne prononçant qu’une seule fois leur nom…

Comment s’est passé le retour dans le groupe de Gomis et Briand?
Normalement. C’est un retour à la normal après un épisode qui a été très long.

Est-ce qu’il va y avoir un travail psychologique à faire avec eux?
Il y a surtout un travail d’entraînement de football à faire. Le mercato fait parler de beaucoup de chose, sauf de football. Moi-même, je n’ai pas eu l’occasion de parler de football tous les jours pendant deux mois à cause de ça. Donc mettons nous au travail, souffrons, transpirons pour essayer de faire souffrir les adversaires, ce que nous n’avons pas pu faire ces derniers temps.

Comment les trouvez-vous physiquement et quels sont les retours que vous avez eu de leur travail avec la CFA?
La CFA reste la CFA, c’est-à-dire un moyen, pour des joueurs comme ça, de s’entretenir. Mais entre la CFA et le niveau auquel on aspire pour jouer en Ligue 1 ou en Ligue Europa, il y a un pas à franchir. Nous avons deux semaines de travail pleines. Nous ferons un bilan à l’issue de ces deux semaines. Mais ils ne sont pas blessés, ils se sont entraînés. Par conséquent, on ne devrait pas être loin du compte après ces deux semaines, même si la production sur le terrain, c’est autre chose.

Comptez-vous sur leur expérience pour encadrer une formation très jeune?
J’ai toujours dit que la jeunesse devait être soutenue par de l’expérience. J’espère effectivement que ce sera le cas.

Les tensions avec Bafé vont-elles être faciles à dissiper?
Ils sont dans le groupe, à ma disposition. Tout le monde est à la disposition du club, y compris moi. Je ne suis pas là pour faire le malin ou pour régler des comptes.

Si Lacazette est titularisé dans l’axe lors du prochain match, ce sera forcément interprété…
C’est votre métier d’interpréter les choses. Ce qui m’embête, c’est quand les joueurs l’interprètent eux-mêmes.

La gestion de ces deux dossiers vous laisse-t-elle des regrets?
Il faut poser la question à la direction du club. Nous avons pris ces décisions en pensant bien faire, sinon nous ne les aurions pas prises. Il s’est avéré que ce qui était prévu ne s’est pas forcément passé. Aujourd’hui, dans l’intérêt du club et de l’institution, ces deux joueurs sont réintégrés. C’est la fin de l’histoire de ce triste mercato.

Avez-vous des doutes sur leur implication?
Non, je n’ai pas de doutes sur leur implication.

La saison dernière, Briand a très peu joué, Gomis beaucoup plus. Est-ce que c’est toujours la même chose dans votre esprit?
Un groupe ne s’arrête pas à onze joueurs. Il y a des moments où l’entraîneur estime que des joueurs méritent plus que d’autres de jouer. Parfois, ça marche, parfois ça ne marche pas. Je prendrais mes décisions en mon âme et conscience. On a vu que l’équipe pouvait tourner sans ces deux joueurs mais qu’elle avait parfois du mal à s’en passer. La porte est ouverte à tout le monde à partir du moment où on est dans le groupe. Ce qui m’importe, c’est que l’équipe gagne à nouveau et qu’on se relève de cette mauvaise période.

Etes-vous déçu de ne pas avoir eu la recrue que vous souhaitiez dans le couloir droit?
Jimmy Briand revient dans le groupe avec Bafé Gomis. On ne va pas le commenter 107 ans. C’est comme ça. Je pense qu’il y a une possibilité de tirer un trait sur beaucoup de chose, dans l’intérêt du club qui est notre employeur et de mettre son poing dans la poche pour ceux qui en ont besoin et de continuer à avancer.