Equipe de France: Pour André-Pierre Gignac, «finir sur la Coupe du monde 2010 n'était pas possible»
FOOTBALL – L'attaquant de l'OM est de retour chez les Bleus après trois ans d’absence…A Clairefontaine, propos recueillis par Romain Baheux
Sa simple présence ramène les Bleus à une Coupe du monde 2010 qu’ils tentent à tout prix d’oublier. Absent de l’équipe de France depuis l’épisode de Knysna, André-Pierre Gignac a été rappelé par son ex-entraîneur à l’OM, Didier Deschamps, pour «occuper un registre un peu différent» de Karim Benzema ou d’Olivier Giroud. Une possibilité qu'il n'avait jamais écartée.
Attendiez-vous avec impatience ce retour en équipe de France?
J’étais plus attentif aux annonces de liste depuis six mois-un an mais toujours dans un esprit de travail pour revenir à mon niveau. Je devais être à nouveau performant pour être dans les plans du sélectionneur. C’est une émotion particulière. Trois ans, ça paraît une éternité.
Pendant vos deux difficiles saisons entre 2010 et 2012, aviez-vous fait une croix sur les Bleus?
Je suis un acharné, j’ai toujours envie de prouver, je me remets en question sans cesse. Finir sur cette mauvaise note qu’est la fin de la Coupe du monde 2010, ce n’était juste pas possible pour moi.
Vous aviez rencontré des problèmes relationnels avec Didier Deschamps à Marseille. Avez-vous apaisé votre relation?
Vous aviez rencontré des problèmes relationnels avec Didier Deschamps à Marseille. Avez-vous apaisé votre relation?
Si je suis là, c’est que la hache de guerre est enterrée. Vous ne m’auriez pas revu sinon. Il y a eu ce moment critique où je n’étais pas bien dans ma tête et j’ai dit tout haut ce que je pensais tout bas. Ca s’est très bien terminé, on s’est appelés quand il a quitté l’OM.
Qu’est ce qui a changé chez vous en trois ans?
J’ai mûri, c’est un tout. Je connais mieux la Ligue 1, j’ai un peu plus d’expérience. J’ai eu deux ans où j’ai souffert terriblement. Je jouais sur le mental et mon corps ne suivait pas, il ne pouvait pas. Je ne souhaite pas ça à mon meilleur ennemi. Ces deux années m’ont fait prendre conscience que je devais plus écouter mon corps, pour être à mon meilleur niveau.
Que pouvez-vous amener aux Bleus?
Ma générosité. J’ai besoin de marquer, de créer des brèches, de tirer... C’est ce que je m’attache à faire à l’OM et que je peux apporter ici.



















