Roland-Garros 2013: «Je n’étais pas trop stressé», assure Jo-Wilfried Tsonga

Recueilli par Antoine Maes

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Jo-Wilfried Tsonga, lors de sa défaite face à David Ferer en demi-finale de Roland-Garros, le 7 juin 2013.
Jo-Wilfried Tsonga, lors de sa défaite face à David Ferer en demi-finale de Roland-Garros, le 7 juin 2013. — PATRICK KOVARIK / AFP

Il est passé à côté. Laminé par David Ferrer, Jo-Wilfried Tsonga quitte la Porte d’Auteuil sur une défaite sèche, en trois petits sets. Frustrant, puisque le Français n’a jamais semblé pouvoir entrer dans son match.

Est-ce que l’attente pendant le match Djokovic-Federer vous a beaucoup perturbée?

Je ne sais pas, personne ne peut le dire. Après coup, on peut dire toujours dire «ah oui bien sûr, si j’avais fait ça comme ça, ça se serait passé différemment…». C’est vrai que le match était contre Federer était différent. Mais Ferrer n’a pas fait beaucoup d’erreurs, contrairement à Roger la dernière fois. Je défendais mieux, j’arrivais à garder la balle dans le cours. Là, il défend tellement bien que pendant tout le match, j’avais l’impression que je devais sortir le coup parfait pour le sortir du cours.

Est-ce que vous avez souffert de la pression, de l’attente de toute la France?

On peut toujours refaire le match… Ca ne veut rien dire du tout. Clairement il a été meilleur que moi. Il n’y a pas grand-chose à dire là-dessus. Honnêtement je me sentais bien. Je n’étais pas trop stressé. Il y en avait, mais comme à chaque fois. J’en avais beaucoup plus au 1er tour. En demie, on est dans notre truc, on joue bien, on est sur une bonne dynamique… Avant d’aborder ce match, j’étais très bien. Mais  je n’ai pas pris autant de plaisir que j’aurai voulu. Vous essayez de trouver mais y a pas 100.000 trucs à dire, si ce n'est qu’il était plus fort que moi et que je n’ai pas fait le match que j’aurai pu faire. Après, tout ce qu’on va pouvoir raconter, c’est du vent.

Qu’avez-vous pensé du soutien relatif du public à votre égard?

Quand on joue bien c’est toujours bon d’avoir la foule avec soi. Mais lorsqu’on ne joue pas son meilleur tennis, dans ce cas là, ils peuvent crier, gesticuler… mais rien ne change. Quand je suis arrivé sur le court, les tribunes n’étaient pas pleines, même à moitié vides, ça fait un peu bizarre.

Qu’est-ce qui vous a gêné chez David Ferrer?

Il est encore plus rapide que d’habitude. Parfois, je pensais qu’il était déséquilibré, mais sur chaque bon coup, en défense il en remettait un très bon. Il ne faisait pas seulement que me remettre la balle. Quand j’ai enclenché la machine au service, il a bien retourné, même à plus de 210. Tout tournait en sa faveur.