Roland-Garros 2013: Dans le sac d'Edouard Roger-Vasselin

Propos recueillis par Romain Baheux

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Edouard Roger-Vasselin nous montre le contenu de son sac à Roland Garros, ele 28 mai 2013.
Edouard Roger-Vasselin nous montre le contenu de son sac à Roland Garros, ele 28 mai 2013. — A. GELEBART / 20 MINUTES

Non, il ne faut pas juste une raquette et des chaussures pour pouvoir jouer au tennis. Battu par l’Espagnol Nicolas Almagro au deuxième tour de Roland-Garros mercredi après-midi, Edouard Roger-Vasselin a accepté de vider son sac de sport pour 20 Minutes. Il en détaille le contenu, du jeu de cartes pour tuer le temps au choix du nombre de T-shirts pour un match du Grand Chelem.

Un porte-clés avec le logo du Football club de Nantes. «En ce moment, je suis encore plus fier de l’arborer (Nantes est monté en Ligue  en fin de saison). Je l’ai acheté il y a six ou sept ans quand je suis allé voir un match à la Beaujoire. J’ai des maillots et des écharpes à la maison mais ce porte-clés, je le garde tout le temps avec moi. J’ai vécu à La Baule et j’ai passé un an à la Jonelière, où il y a aussi un centre d’entraînement pour le tennis. De ma classe de cours, je voyais les footballeurs s’entraîner. En plus, c’était en 1995, une époque incroyable pour ce club donc je suis devenu supporter de Nantes.»
 
Un jeu de cartes. «Ca sert à s’occuper quand il pleut. Je viens justement d’en faire une partie avant l’interview. On joue beaucoup à la belote sur le circuit. On a beaucoup de temps libre que ce soit le soir en tournoi ou même lors des journées pluvieuses et ça permet de passer le temps.»
 
Une pochette pour sa bague. «C’est l’un des seuls trucs vraiment perso qu’il y a dans mon sac. J’ai essayé mais je n’arrive pas à jouer avec ma bague. Comme j’ai un revers à deux mains, ça me gêne quand je joue. Je la garde près de moi quand je joue puisqu’elle est dans mon sac.»
 
Une corde à sauter et des élastiques. «Ca dépend du temps que j’ai mais si je peux, je m’échauffe avec ma corde à sauter et mes élastiques. Ca fait partie de ma préparation avant un entraînement, c’est une sorte de rituel qui est devenu important pour moi.»
 
Un stock d’anti-vibrateurs pour la raquette. «J’en ai toujours pas mal dans mon sac car je me suis déjà retrouvé sans en plein milieu d’une rencontre. C’était ici à Roland-Garros contre Kevin Anderson (en 2010). Au début du match, j’en avais quatre mais j’en ai cassé un et je n’arrivais pas à retrouver les trois autres. Heureusement, j’avais demandé à ma femme d’en prendre dans son sac et elle m’en a donné pendant le match. Maintenant, ça ne m’arrive plus car j’ai toujours le stock nécessaire avec moi.»
 
Des T-shirts de rechange. «Je prends cinq tenues pour les matchs de Grand Chelem, une par set, même si je ne me change pas forcément après un set. Quand ça fait 7-6, je le fais, mais si le set se boucle sur un 6-1, ce n’est pas la peine de mettre un autre T-shirt. Pour mon premier tour lundi, je n’en ai utilisé que deux sur quatre sets. Ce n’est pas de l’esthétisme. Si le polo commence à devenir lourd et trempé après un long set, on a besoin de se changer. Il y en a qui jouent avec le même T-shirt pendant cinq sets mais j’aime bien être frais pendant un match.»