Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Bernard Casoni: «L'OM 93, c'était vraiment indescriptible»

Bernard Casoni: «L'OM 93, c'était vraiment indescriptible»

INTERVIEWL'ancien défenseur de l'OM revient sur ce match de légende, 20 ans après...
Propos recueillis par Thibault Vielle

Propos recueillis par Thibault Vielle

Il n’est pas le plus connu des héros Marseillais de 1993 mais Bernard Casoni, remplaçant lors de la fameuse finale de Ligue des champions gagnée contre le Milan AC à Munich, n’en était pas moins précieux pour son équipe. Celui qui forma l’un des meilleurs tridents défensifs de l’OM avec Carlos Mozer et Basile Boli dans les années 90 se souvient très bien de cette folle soirée du 26 mai où son équipe était sacrée championne d’Europe.

Quels sont vos souvenirs personnels de cette finale?

Je n’ai pas trop d’anecdotes, je me rappelle de tout, l’avant match, l’ambiance qui régnait… On était vraiment décontracté et sans pression. J’étais assez serein surtout quand, dès l’entame Fabien (Barthez) est déterminant dans ses cages par deux fois. Là on se dit que rien ne pouvait nous arriver.

A quel moment avez-vous réalisé la portée de votre exploit historique?

Je n’ai pas joué ce soir là parce que j’étais encore blessé (cf. la fracture du pouce gauche qu’il avait lui a fait perdre sa place dans le onze de l’OM et en équipe de France), mais c’était tout comme. On avait une bonne gestion du match mais les Milanais étaient imprévisibles. Et à trois minutes de la mi-temps, je me suis surpris à dire «Putain, il a marqué! On est champions (rires)». Notre équipe commençait juste à dégager de la force à partir du match de Glasgow et là on gagnait contre le grand Milan.

Quel a été l’accueil des supporters à Marseille après la victoire?

C’était vraiment indescriptible, c’était la folie! Ce sont des moments vraiment très forts. C’est dingue toute la joie que tu procures grâce au football. On avait marqué l’histoire du club.

L’équipe de 93 a été invitée ce dimanche au Stade Vélodrome avant le match OM-Reims pour commémorer les 20 ans de la victoire en Ligue des champions. Gardez-vous encore de très bonnes relations avec vos anciens coéquipiers?

On a tous plus ou moins gardé contact. Après, on a tous des emplois du temps différents, certains sont consultants, d’autres entraîneurs comme moi, et d’autres dans des affaires extérieures au monde du football. Mais je suis très content de les retrouver dimanche.

Quel est votre regard sur l’effectif actuel de l’Olympique de Marseille et sa saison?

Franchement, finir second cette année aura été un bel exploit pour l’OM. Il n’avait pas beaucoup de banc. Elie Baup a bien tenu le bateau et sans être flamboyants, ils ont fait preuve d’une très belle solidarité. Par contre pour la Ligue des champions, on n’est pas encore au niveau. En 93, on avait des joueurs de talents pour bien figurer dans cette compétition comme Rudi Völler, Abédi Pelé, ou encore Allen Boksic…