Barça-PSG: Ce qu'il a manqué aux Parisiens pour se qualifier

Romain Baheux
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Zlatan Ibrahimovic lors du match contre Barcelone en Ligue des champions le 10 avril 2013.
Zlatan Ibrahimovic lors du match contre Barcelone en Ligue des champions le 10 avril 2013. — REUTERS/Albert Gea

On aura beau refaire vingt-cinq fois le scénario de la rencontre et se féliciter de sa prestation au Camp Nou, le PSG est éliminé de la Ligue des champions. Après deux nuls contre le Barça (2-2, 1-1), Paris quitte la C1 avec le sentiment qu’il avait largement sa place dans le dernier carré de la compétition. Si l’équipe d’Ancelotti a réalisé deux très bonnes prestations, plusieurs lacunes expliquent son élimination. Explications.

Le réalisme. Au moins aussi aboutie que la performance réalisée par Chelsea en demi-finale retour la saison dernière (2-2), la prestation parisienne est entachée d’un manque cruel de réalisme, à l’aller comme au retour. Mercredi, Paris s’est créé plusieurs occasions franches en première période mais ni Ezequiel Lavezzi ni Lucas ne sont parvenus à tromper Victor Valdés. Meilleur buteur parisien en Ligue des champions cette saison avec cinq buts, l’Argentin a réalisé deux matchs frustrants. En difficulté à l’aller malgré son tir sur le poteau, «El Pocho» a eu les meilleures opportunités pour ouvrir la marque en première période en Catalogne mais a manqué de précision. Son compatriote Javier Pastore, buteur mercredi soir, a manqué une très belle opportunité de donner deux buts d’avance à son équipe alors que les Barcelonais étaient à l’agonie. «C’est sûr que c’est une occasion fondamentale, reconnaît-il. Si j’étais arrivé mieux placé sur la balle, j’aurais sûrement marqué, ça aurait pu tout changer.» Et emmener le PSG dans le dernier carré.

Le banc de touche. Si Carlo Ancelotti veut des recrues cet été, il lui suffira de montrer la feuille de match de mercredi soir à son président. Pour tenter de forcer la décision, le technicien italien a été contraint de faire sortir du banc Kevin Gameiro, David Beckham et Gregory Van der Wiel. Un peu juste face à l’une des meilleures équipes du monde, qui s’est relancée dans la partie en faisant entrer Lionel Messi. En l’absence de Jérémy Ménez, forfait de dernière minute, le PSG était limité en solutions offensives. Parti au mercato hivernal, Nenê aurait pu se montrer utile.

Ibrahimovic. Oui, Zlatan Ibrahimovic a marqué un but et délivré deux passes décisives dans ce quart de finale. D’un point de vue statistique, il est presque indécent de reprocher quelque chose au Suédois. Dans le contenu, c’est bien plus mitigé. Perdu sur la pelouse pendant plus d’une heure au match aller, Ibrahimovic a accumulé les mauvais choix jusqu’à son égalisation. Au retour, la charnière centrale Piqué-Adriano n’avait rien de bien effrayante et on aurait aimé voir le Suédois malmener davantage la défense barcelonaise, à l’instar de Lucas ou Pastore. En face, le FC Barcelone a pu compter sur un leader offensif éblouissant en la personne de Lionel Messi. Ibrahimovic, lui, n’a pas su transcender le PSG.