Paris-Roubaix: Gaudin, Stybar et Vanmarcke ont pris rendez-vous

CYCLISME Les trois cyclistes ont marqué l'édition de dimanche...

avec AFP

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Trois coureurs (Sep Vanmarcke, Damien Gaudin, Zdenek Stybar), plus ou moins dans l'ombre jusqu'à présent, ont affiché les qualités pour soulever eux aussi à l'avenir le pavé du vainqueur de Paris-Roubaix, comme l'a fait dimanche le Suisse Fabian Cancellara.
Trois coureurs (Sep Vanmarcke, Damien Gaudin, Zdenek Stybar), plus ou moins dans l'ombre jusqu'à présent, ont affiché les qualités pour soulever eux aussi à l'avenir le pavé du vainqueur de Paris-Roubaix, comme l'a fait dimanche le Suisse Fabian Cancellara. — Lionel Bonaventure AFP

Trois coureurs (Sep Vanmarcke, Damien Gaudin, Zdenek Stybar), plus ou moins dans l'ombre jusqu'à présent, ont affiché les qualités pour soulever eux aussi à l'avenir le pavé du vainqueur de Paris-Roubaix, comme l'a fait dimanche le Suisse Fabian Cancellara.

«J'ai refait le sprint dans ma tête des centaines de fois», a avoué lundi matin Sep Vanmarcke, au lendemain de sa deuxième place. «Mais j'ai bien perdu Paris-Roubaix». Le jeune Belge a reconnu la supériorité de Cancellara: «Fabian était tout simplement plus fort.» Mais, à 24 ans, il a toutes les raisons de croire en l'avenir. Comme son aîné Damien Gaudin, 26 ans, l'un des grands gabarits du peloton français (1,90 m pour 79 kg), mis en confiance par sa victoire le mois dernier dans le prologue de Paris-Nice.

Damien Gaudin a «quand même le podium dans les jambes»

L'ancien vainqueur de la course en catégorie espoirs (2007) a obtenu dimanche sa meilleure place (5e), un an après la deuxième place de son coéquipier et complice Sébastien Turgot. Il en a tiré une conclusion logique et optimiste: «J'ai quand même le podium dans les jambes !»

Quant à Stybar, qui découvrait à 27 ans la course, l'expérience s'est avérée encore plus prometteuse. C'est seulement sur un accrochage avec un spectateur dans le dernier secteur pavé difficile que le Tchèque, ancien champion du monde de cyclo-cross, a décroché de la roue de Cancellara. «J'étais persuadé que je pouvais l'accompagner jusqu'à Roubaix, a estimé Stybar (6e). Je reviendrai pour gagner». Stybar ajoute un élément supplémentaire à l'équipe Omega Pharma, déjà supérieurement armée pour les classiques des pavés. Même privée de son chef de file Tom Boonen (blessé), la formation belge s'est montrée numériquement supérieure dans le final de Paris-Roubaix. Elle comptait encore deux coureurs dans le quatuor qui s'est présenté en tête au carrefour de l'Arbre.

A l'évidence, Sylvain Chavanel, accablé une nouvelle fois dimanche par les problèmes mécaniques, n'est qu'une option parmi d'autres aux yeux des responsables de son équipe. Le Français ne dispose pas d'un statut privilégié dans un groupe qui a placé quatre représentants dans les 20 premiers (Terpstra, Stybar, Chavanel, Vandenbergh). En attendant le retour de Boonen, quadruple vainqueur de l'épreuve.