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Equipe de France: Pour faire déjouer l'Espagne, les Bleus connaissent le mode d'emploi

Equipe de France: Pour faire déjouer l'Espagne, les Bleus connaissent le mode d'emploi

FOOTBALLAu match aller, les Bleus avaient arraché un match nul (1-1) en faisant une très bonne impression face aux champions du monde...
Romain Scotto

Romain Scotto

Pas besoin d’une victoire pour regonfler le moral d’une équipe en quête de certitudes. Un bon match nul, comme celui acquis par les Bleus en octobre face à l’Espagne (1-1), suffit parfois pour remettre tout un groupe sur les bons rails. Avant de retrouver la Roja, mardi au Stade de France, les joueurs de l’équipe de France connaissent donc la marche à suivre pour faire déjouer l’Espagne. Pour Didier Deschamps, il suffira d’appliquer les mêmes recettes qu’à l’aller, puisque ces retrouvailles ressembleront sensiblement au premier acte.

«Le scénario sera similaire par rapport à celui du match aller et je suis convaincu que c’est inutile de lutter avec cette équipe pour avoir la possession du ballon. En revanche, il faudra bien utiliser le ballon quand on l’aura.» Voilà tout l’enjeu du match. Il y a six mois, les Bleus avaient pris l’ascendant sur les champions du monde en cherchant systématiquement la percussion. Pour cela, Deschamps pourrait reconduire un milieu avec Cabaye, Matuidi et Sissoko (ou Pogba), trois joueurs qui oublient tout calcul quand il est question d’impact physique et de récupération.

Pas d’ascendant pour autant

«Le défi physique, c’est un des domaines incontournables. C’est un rapport de force qui peut évoluer, enchaîne Deschamps. Quand David Silva est sorti au bout d’un quart d’heure, leur milieu de terrain n’était plus le même. Il faut savoir s’adapter.» C’est là qu’il avait fait preuve d’un certain sens tactique. Les remplaçants d’alors (Valbuena, Sissoko et Giroud) avaient fait basculer le match en refusant de subir le jeu de l’adversaire. En clair, pour éviter la dérouillée, mieux vaut ne pas rééditer le match du dernier Euro, où la stratégie attentiste des Bleus avait précipité leur élimination (0-2). Et ne retenir que ce qui a fonctionné à Vicente Calderon en octobre.

Avec ce nul référence et deux points d’avance au classement, les Bleus pourraient ressentir un léger ascendant sur des Espagnols sonnés par leur contre-performance de vendredi contre la Finlande (1-1). Mais c’est tout le contraire, avoue Hugo Lloris: «Ce match en Espagne est l’un des meilleurs de ces dernières années mais il appartient au passé. Il faut se remettre en question. On y croit fort. Tous les voyants sont au vert, mais il n’y a pas d’excès de confiance.» Juste quelques convictions supplémentaires qui pourraient bien aider les Bleus, mardi soir au stade de France.