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Ces déçus du Parc des Princes qui migrent vers le PSG Hand

Ces déçus du Parc des Princes qui migrent vers le PSG Hand

HANDBALLDes spectateurs déçus par le PSG version foot commencent à venir supporter les handballeurs du club…
Antoine Maes

Antoine Maes

EDIT du 16 mai 2024: Cet article a été anonymisé à la demande de la personne citée, en vertu du Règlement général sur la protection des données (RGPD) et du droit à l'oubli.

Ce n’est pas encore une mode, encore moins une tendance de fond. Mais si les critiques sur l’ambiance qui règne au Parc des Princes ne vide pas le stade parisien, elle remplit peut être un peu plus la salle du PSG…Handball. «Les gens viennent aussi parce qu’il y a des joueurs comme Dinart ou Abalo», tempère le chef du «8e homme», le club de supporters officiel.

Certes, mais il l’admet lui-même, ils sont quelques-uns à délaisser Zlatan Ibrahimovic pour Mikkel Hansen. «Ca les dégoute qu’il n’y ait plus d’ambiance, ils se font chier. Nous on n’est pas beaucoup, on rigole, on met l’ambiance», assure le supporter. Ancien abonné du Parc des Princes, Pierre a franchit le cap comme une dizaine d’autres, qui vient maintenant régulièrement garnir les travées de la salle Coubertin. «A quoi bon aller au Parc si c’est pour chanter des chants uniquement dictés par le club?», se demande-t-il. D’autres avancent aussi le prix des places ou l’interdiction de former des associations.

«Au hand, je serai incapable de sortir un chant provocateur ou contre l’arbitre»

Mais il y a tout de même un bémol: ces convertis du handball ne se comportent pas exactement de la même façon que dans les tribunes Auteuil ou Boulogne. «Ce n’est absolument pas le même plaisir. Au hand, je serai incapable de sortir un chant provocateur ou contre l’arbitre. Certains anciens du Parc ont essayé, et direct ils se sont fait dégager», assure Pierre. De fait, les membres des groupes ultras dissous en 2010 sont encore loin d’avoir colonisé le handball.

Depuis que footballeurs et handballeurs partagent le même actionnaire majoritaire, certains ont pourtant essayé. «C’était le premier match à domicile, se souvient le chef du «8e homme». Des anciens interdits de stade sont venus pour protester contre la direction du foot. Ils mettaient de l’ambiance, mais des fois il y avait des chants protestataires. A mon goût, ça n’a rien à faire à Coubertin.»

Depuis, la salle des très probables futurs champions de France ressemble parfois à un «bunker» selon un habitué, d’autant que quand les anciens du Parc débarquent «les RG et la police sont toujours présents». Sans se mêler aux «officiels» du «8e homme», ils viennent de temps à autres, comme contre Dunkerque, la semaine passée. «Ils ont repris les chants, on se répondait. Ca faisait un peu comme Auteuil et Boulogne, mais c’était improvisé», assure Pierre. Tant que ça ne se finit pas de la même manière, tout va bien.