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Vendée Globe: Comment continuer à faire vivre la course?

Vendée Globe: Comment continuer à faire vivre la course?

VOILEL'arrivée de François Gabart occulte un peu la course du reste de la flotte...
B.V.

B.V.

«Après tout, on s’en plaint pas, on parle de nous plus longtemps». Didier Elin a sa façon bien à lui de voir les choses. Alors que François Gabart a franchi dimanche la ligne d’arrivée virtuelle du Vendée Globe, le directeur de Team-Plastique se réjouit de voir son skipper Alessandro Di Benedetto encore à l’eau. Car pour les dix qui n’ont pas encore rejoint les Sables-d’Olonne, la course continue. Et c’est à leur team et sponsor de faire en sorte qu’on ne les oublie pas.

En insistant d’abord sur l’intérêt sportif. Certes, Gabart et Le Cleac’h sont déjà à bon port, mais une belle empoignade devrait avoir lieu pour les places d’honneur. «Ce n’est pas parce que les premiers sont arrivés qu’on a pas envie de faire une bonne performance», note Marie-Christine Rouzier, responsable communication chez Akena Vérandas. Une arrivée au sprint pour la 7e place, tout à fait possible, donnerait ainsi un peu de piment à la fin de course: «C’est pour ça que l’on invite nos salariés, nos clients et le grand public à suivre la course, poursuit le sponsor d’Arnaud Boissières. Il peut encore s’y passer de belles choses...»

Un accueil en héros aux Sables-d’Olonne

Et puis il y a ceux qui préfèrent raconter d’autres histoires. Moins sportives, plus humaines. «Quand on a vu le premier arriver, on l’a d’abord vécu avec une certaine frustration, souffle Benoit Bodineau, directeur chez Cheminées Poujalat, sponsor de Bernard Stamm. Mais derrière cette déception il y a un homme qui part avec un bateau et qui va boucler un tour du monde, qui a fait preuve d’une combativité incroyable dans des situations très délicates – Stamm a heurté un ofni a été obligé d’abandonner - et qui s’est réellement mis en danger physiquement. C’est cette histoire-là qu’on va raconter.»

Tout comme pour le dernier de la flotte, Alessandro Di Benedetto. Une côte cassée, mais une cote d’amour au top. «On est là pour décrire quelque chose plus aventure, un roman, relance Didier Elin. Ce qu’aime le public, c’est qu’on lui raconte la course au quotidien, dans sa continuité. Comme cette vidéo où Alessandro monte en haut de son mat pour le réparer.» Ce qui explique sans doute que malgré l’arrivée des leaders, le nombre de visites sur les sites des autres embarcations a explosé depuis dimanche. Et aussi pourquoi chaque skipper aura droit à son arrivée triomphale aux Sables-d’Olonne. «C’est toute la magie du Vendée globe, conclut Benoit Bodineau. Qu’on soit premier, cinquième ou dernier, il y a un accueil incroyable.»