Guillaume Rippert : «Le FCNA me laisse un goût amer»

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Guillaume Rippert, défenseur de Valenciennes.

Le FC Nantes (18e) se déplacera samedi soir à Valenciennes (12e), à l'occasion de la 6e journée de L1. Quel souvenir gardez-vous de votre passage chez les Canaris (2001-2005) ?

J'en garde un goût d'inachevé. Je suis arrivé à Nantes à l'âge de 16 ans pour y devenir professionnel et y jouer en L1. Résultat, c'est à Valenciennes que je connais le plus haut niveau. Ce qui me laisse un goût amer, c'est que Robert Budzynski [ex-directeur sportif] et Serge Le Dizet n'arrêtaient pas de me dire : « Ne t'inquiète pas. Sois patient, tu vas jouer ! » Et puis, il n'y a rien eu.

Lors de votre dernière saison à Nantes, en 2004-2005, vous étiez pourtant en concurrence avec le Colombien Alexander Viveros, joueur très décrié. Pourquoi ne vous êtes-vous pas imposé ?

Je me pose souvent la question. Cette année-là, j'ai eu une blessure [déchirure derrière une cuisse] qui m'a éloigné des terrains quelques mois. Mais elle n'explique pas tout. Comme les dirigeants faisaient jouer tout le temps Viveros, j'ai compris qu'ils ne comptaient pas sur moi. Si encore j'avais été en concurrence avec des bons latéraux gauches comme Sylvain Armand ou Franck Signorino, j'aurais fermé ma bouche et continué à bosser !

Vous évoluez avec un autre ex-Nantais, Florin Bratu, qui ne s'est pas non plus imposé dans la cité des Ducs...

Oui. Et pourtant, il n'est pas mal du tout depuis le début de la saison. Au bout d'une semaine, il était intégré ici. Ce n'était pas vraiment le cas à Nantes. Quand je le voyais à la Jonelière, il n'avait pas l'air très heureux.

Comment voyez-vous la rencontre de samedi soir ?

Nantes vient chez nous pour se relancer. Malheureusement et c'est dur à dire pour moi, on n'a qu'une envie, c'est de les enfoncer !

Recueilli par David Phelippeau