Mondial de hand/Accambray : «On monte en régime petit à petit»
HANDBALL – William Accambray revient sur la victoire aisée face au Monténégro...Propos recueillis par Julien Laloye
De notre envoyé spécial à Granollers (Espagne)
William Accambray n’a pas encore retrouvé son bras magique au tir, (3/5 quand même) mais le Montpelliérain, bourreau des Espagnols aux JO, ne s’inquiète pas le moins du monde. Il lui reste encore deux matchs de réglage pour monter en puissance, comme toute l’équipe de France, déjà en nets progrès face au Monténégro (32-20).
>> Le match à revivre en live comme à la maison
William, vous êtes parvenus à vous rendre le match facile rapidement…
Oui, c’est la chose à retenir. Cela avait été difficile samedi contre la Tunisie, mais là on n’a jamais souffert. Ca a permis à tout le monde de rentrer dans son Mondial puisque le coach a fait pas mal tourner en deuxième mi-temps. Maintenant on a deux jours de repos pour récupérer un peu et travailler nos automatismes sur les matchs suivants (la France défiera le Brésil mardi et l’Argentine mercredi, ndlr).
Cela semble déjà bien avancé au niveau des automatismes au vu du match de ce soir non?
Comme je dis souvent, notre pire ennemi c’est nous-mêmes. Quand on ne met pas ce qu’il faut sur le terrain on peut être facilement bousculés, donc même si les matchs qui viennent s’annoncent plus simples, il faut en profiter pour continuer à travailler. En plus c’est des équipes qui nous causent pas mal de soucis sur notre jeu d’attaque. Ce ne sera pas évident.
Pas de risque de relâchement, donc?
Le Brésil et l’Argentine, ce sont des équipes qui mettent beaucoup de cœur quand elles jouent, qui font tout à fond. Donc s’il y a bien une chose facile à travailler, c’est l’envie qu’on peut mettre dans ces deux matchs ! Arriver sur ces deux rencontres en la jouant facile, c’est un peu le danger pour nous. Mais si on reste appliqué comme on l’a fait depuis le début, ça devrait passer sans soucis.
L’objectif, c’est d’être prêt pour défier l’Allemagne vendredi?
C’est vrai qu’il y aura un gros match à livrer contre l’Allemagne, qui a perdu face à la Tunisie. Mais on n’a jamais pensé qu’on aurait des difficultés à sortir de ce groupe. On savait que c’était un peu comme aux JO : la phase de poule devait nous permettre de rentrer encore un peu dans la compétition et de monter en régime petit à petit. On arrivera à bloc en huitièmes de finale.


















