Equipe de France: Franck Ribéry, «plus libéré, moins stressé»

FOOTBALL L'attaquant des Bleus n'est plus très loin d'être aussi bon en bleu qu'au Bayern...

A Clairefontaine, Antoine Maes
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Franck Ribéry, le 11 octobre 2012, à Clairefontaine.
Franck Ribéry, le 11 octobre 2012, à Clairefontaine. — FRANCK FIFE / AFP

Il y a des choses qui ne changeront jamais chez Franck Ribéry. Sa gouaille, ses blagues et son côté potache, par exemple. «Vous le connaissez, il est très joyeux, et c’est accepté par l’ensemble du groupe», assure Didier Deschamps. Mais chez les Boulonnais, il y a aussi des domaines qui évoluent très lentement. Comme sa relation à l’équipe nationale. Dans ce domaine, ça va un peu mieux pour le Munichois. «Je le ressens. Vis-à-vis de vous (les médias), vis-à-vis du public, sur le terrain, et comment je me comporte. Je joue plus libéré, moins stressé. Je suis bien dans la tête, donc tout roule».

«Si je serai pas à 100%, je serai pas capable de jouer, et donc je serai pas venu»

C’est un peu son drame, à Franck Ribéry: faire que ses jambes et son moral soient au beau fixe en même temps. Ces temps-ci, c’est donc le physique qui l’a un peu ennuyé. Heureusement, il a pu s’entraîner normalement mercredi. «Si je serai pas à 100%, je serai pas capable de jouer, et donc je serai pas venu», promet le Nordiste avec son sens personnel de la formule choc. Il aimerait bien grapiller quelques minutes de jeu vendredi contre le Japon pour ne pas perdre le rythme. C’est peut être l’uns des seuls cadre à avoir cette revendication. Deschamps a l’air un peu moins chaud, mais Ribéry et l’uns des rares à pouvoir dépasser un peu le cadre fixé par l’ancien entraîneur de l’OM.

Désobéir à Deschamps? «Non, jamais»

En Finlande début septembre (0-1), par exemple, où Deschamps lui avait réclamé (ainsi qu’à Benzema) d’être plus présent dans la surface adverse. «Je lui ai expliqué que c’est ce que je fais au Bayern, partir de loin. Que je peux courir beaucoup et que j’aime toucher le ballon», raconte Ribéry. Il a donc désobéit à son sélectionneur? «Non, jamais», assène-t-il. Ce ne fut pas toujours le cas par le passé, et cela avait aussi contribué à brouiller son image dans le grand-public. «Je suis quelqu’un de très affectif. Ce côté-là, je l’ai au Bayern depuis 5 ans. Je l’avais un peu perdu en France, mais je le retrouve un peu». Il le retrouverait encore plus s’il faisait des étincelles en Espagne, mardi.