Le Stade Français attend le déclic

RUGBY Le club parisien ne cède pas à la panique avant de se rendre à Bègles-Bordeaux...

Julien Laloye

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Julien Dupuy porte le ballon face à l'Aviron Bayonnais, le 25 août 2012 à Bayonne.
Julien Dupuy porte le ballon face à l'Aviron Bayonnais, le 25 août 2012 à Bayonne. — I.Gaizka/SIPA

Comment va le Stade français? Très bien madame la Marquise. Malgré un début de saison pas loin d’être catastrophique -six points en quatre matchs et une onzième place peu flatteuse en Top 14- le club parisien opte pour la pensée positive. «Il y a une vraie envie de bien faire dans cette équipe même si les résultats ne sont pas là» assure le demi de mêlée international Julien Dupuy, pas vraiment dans la forme de sa vie depuis le début de saison. «Quelque chose est en train de se créer, cela va arriver, il ne faut pas se précipiter» renchérit Alain Elias, le manager du club. Cela n’a pas sauté aux yeux sur le terrain même s’il faut reconnaître aux joueurs stadistes un investissement sans faille lors des séances d’entraînement à Charléty.

Des ambitions inchangées

Comment expliquer, alors, qu’avec toutes les meilleures intentions du monde, le Stade Français n’ait pas été capable d’obtenir plus qu’une victoire et un nul à la maison avant de se coltiner Bègles-Bordeaux à l’extérieur samedi ? «On lâche trop de ballons juge le Sud-Africain Van Zyl. Contre Castres (20-20 samedi dernier) le soutien arrivait toujours avec une demi-seconde de retard». Gênant quand on prétend asseoir son ambition sur la possession du ballon et le volume de jeu. Pas question pour autant de remiser les résolutions estivales au placard: «On n’a pas l’équipe pour jouer petit bras assure Dupuy. Il faut qu’on s’applique à conserver le ballon plus longtemps et respecter ce qu’on se dit entre nous pendant la semaine.»

Briser la glace à l’extérieur

L’impression lancinante que les saisons se suivent et se ressemblent à Paris n’est donc pas encore partagée par le groupe, même si un début d’inquiétude affleure dans le discours d’Elias: «Il ne faut pas tomber dans une spirale négative». Un bonus défensif est considéré par le staff comme le résultat minimal à ramener de Gironde pour ne pas basculer dans la dite spirale, ce qui n’a rien d’une évidence quand on n’a pas réussi à l’emporter une seule fois hors de ses bases en 2012. La saison passée, un soir de réveillon, l’UBB avait même mis une déculottée aux stadistes (39-6). Julien Dupuy jure qu’il ne faut pas comparer: «Si à chaque fois on devait repenser aux années précédentes…» On finira la phrase à sa place: le Stade Français partirait déjà perdant.