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Les premières images époustouflantes de l’observatoire Vera Rubin

Espace : Les premières images époustouflantes de l’observatoire Vera Rubin

Plein les yeuxL’observatoire Vera Rubin au Chili a publié ses premières images spectaculaires de galaxies lointaines et de régions de formation d’étoiles, révélant des détails inédits grâce à son télescope géant et sa puissante caméra
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

L'essentiel

  • L’observatoire Vera Rubin au Chili a publié ses premières images spectaculaires de galaxies lointaines et de régions de formation d’étoiles, révélant des détails inédits grâce à son télescope géant et sa puissante caméra.
  • Les images montrent notamment la nébuleuse Trifide, l’amas de galaxies de la Vierge et une vidéo révélant des millions de galaxies.
  • L’observatoire vise à étudier la matière noire et l’énergie noire en observant jusqu’à 20 milliards de galaxies.

Les premières images de l’observatoire Vera Rubin, publiées lundi, révèlent des vues époustouflantes de galaxies lointaines et de régions où se forment les étoiles. Ce télescope géant financé par la Fondation nationale pour la science et le ministère américain de l’Energie est situé au Chili. L’endroit y est idéal pour observer le cosmos, grâce à une faible couverture nuageuse et à un climat sec.

Ses premières images sont celles de la nébuleuse Trifide et de la nébuleuse de la Lagune, à plusieurs milliers d’années-lumière de la Terre. Cette image composite d’un rose vif sur un fond rouge orangé est le résultat de 678 prises de vues réalisées en l’espace de sept heures. Elle révèle ces pouponnières d’étoiles au sein de notre Voie lactée dans un niveau de détail inédit, rendant clairement visibles des éléments jamais observés auparavant.

« Coffre au trésor cosmique »

Une autre image offre une vue incroyable de l’amas de galaxies de la Vierge. L’équipe de l’observatoire a également publié une vidéo baptisée « coffre au trésor cosmique » débutant avec un gros plan sur deux galaxies qui finit par petit à petit en révéler environ dix millions de plus. On y voit l’univers « grouillant d’étoiles et de galaxies. Les poches noires, apparemment vides, de l’espace entre les étoiles dans le ciel nocturne lorsque vous le regardez sans aide, sont transformées ici en tapisseries scintillantes », déclare Zeljko Ivezic, directeur de la construction de l’observatoire Vera Rubin.

Une autre image prise par l'observatoire Vera Rubin offre une vue incroyable de l'amas de galaxies de la Vierge
Une autre image prise par l'observatoire Vera Rubin offre une vue incroyable de l'amas de galaxies de la Vierge - /AP/SIPA

Les galaxies spirales, elliptiques et en amas apparaissent dans des tons vifs de rouge, de bleu et d’orange. Ces couleurs révèlent des détails clés tels que la distance et la taille avec une précision inégalée, aidant les scientifiques à mieux comprendre l’histoire de l’expansion de l’univers.

Equipé d’un télescope de 8,4 mètres et de la plus grande caméra astronomique jamais construite au monde, l’observatoire s’appuie sur un puissant système de traitement de données. Il porte le nom de l’astronome américaine qui a découvert la matière noire, une mystérieuse matière qui agit comme un ciment des galaxies, empêchant que les étoiles en soient éjectées. L’énergie noire est une force responsable de l’expansion de l’univers. Ensemble, l’énergie et la matière noire sont censées en constituer 95 %.

« En observant jusqu’à 20 milliards de galaxies, nous étudierons comment leur lumière nous est parvenue. La lumière de presque toutes les galaxies a été courbée par l’interaction gravitationnelle de la matière noire qui imprègne l’univers », évoque le scientifique Aaron Roodman.

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L’observatoire est également l’un des instruments les plus puissants pour suivre les astéroïdes. En seulement dix heures, il a découvert 2.104 nouveaux astéroïdes dans notre système solaire, dont sept proches de la Terre et ne représentant aucun danger. Tous les autres observatoires combinés, qu’ils soient dans l’espace ou sur Terre, découvrent environ 20.000 nouveaux astéroïdes par an.