Le quatrième vol test de la mégafusée Starship de SpaceX aura lieu en juin
compte à rebours•L’entreprise d’Elon Musk vise le 5 juin pour un nouveau test de sa fusée, qui essayera de réaliser une « entrée contrôlée » dans l’atmosphère après trois essais conclus par une explosionM.M. avec AFP
SpaceX accélère la cadence. Moins de trois mois après son troisième test, le 14 mars, la mégafusée Starship de SpaceX va tenter un nouveau vol le 5 juin, a annoncé l’entreprise américaine vendredi. La fenêtre de tir au départ de la base spatiale Starbase, à Boca Chica (Texas), débute à 7 heures locales (14 heures en France), sous réserve du feu vert du régulateur aérien américain (FAA).
Il s’agira du quatrième test pour la plus grande fusée du monde, haute de quelque 120 mètres et composée de deux étages : l’étage de propulsion Super Heavy et, au-dessus, le vaisseau Starship. Ses trois premiers vols se sont soldés par la destruction du Starship, des risques acceptables pour SpaceX, dont la stratégie de développement passe par la rapidité et des tests successifs.
Objectif « entrée contrôlée »
L’entreprise pointe d’ailleurs dans un communiqué les « avancées immenses » du troisième vol, qui a notamment « accompli plusieurs premières », comme « la première rentrée du vaisseau depuis l’espace », « la première ouverture et fermeture de la trappe à charge utile dans l’espace » ou « la première démonstration réussie d’un transfert de carburant ».
« Le quatrième vol test nous permet de passer de la mise en orbite à la démonstration de la capacité de retour et de réutilisation de Starship et de Super Heavy », poursuit SpaceX dans son communiqué. La trajectoire de vol est similaire à celle du test précédent, durant lequel le vaisseau avait survolé la moitié du globe terrestre avant d’exploser en rentrant dans l’atmosphère. Cette fois, SpaceX espère un amerrissage en douceur de Super Heavy dans le golfe du Mexique et une « entrée contrôlée » du Starship dans l’atmosphère.
L’entreprise mise sur la fusée la plus puissante du monde pour réaliser son objectif de faire de l’humanité une espèce multiplanétaire en l’installant sur Mars. Son développement est aussi très important pour la Nasa, qui compte sur ce vaisseau pour faire atterrir ses astronautes sur la Lune lors de sa mission Artémis 3, prévue en 2026. Outre sa taille démesurée, la grande innovation de cette fusée est qu’elle doit, à terme, être entièrement réutilisable.



















