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Le premier vol habité du Starliner de Boeing devrait (enfin) décoller vers l’ISS, malgré sa fuite
c’est reparti pour un tour•La Nasa et l’entreprise américaine ont décidé de fixer la date de lancement du vaisseau habité samedi, malgré une fuite d’hélium à l’origine de plusieurs reportsM.M. avec AFP
Cette fois, c’est la bonne ? Le premier vol spatial avec équipage du vaisseau Starliner de Boeing, reporté plusieurs fois, devrait décoller de Floride samedi à 18h25 (heure française), malgré une fuite d’hélium détectée sur le vaisseau, ont annoncé l’entreprise américaine et la Nasa.
Le lancement vers la Station spatiale internationale (ISS) des deux astronautes de l’équipage, Butch Wilmore et Suni Williams, avait été annulé au dernier moment le 6 mai à cause d’un problème sur une valve de la fusée Atlas V, désormais réparée.
La Nasa avait ensuite annoncé avoir détecté une « petite fuite d’hélium » sur le vaisseau. L’hélium est utilisé pour le système de propulsion, avait expliqué Boeing, qui avait précisé être en train de travailler à résoudre le problème avec la Nasa. Après des analyses sur le système de propulsion, l’entreprise et l’agence spatiale américaines ont finalement pris la décision de faire décoller le vaisseau sans réparer la fuite.
Pas de « problème de sécurité »
Les responsables ont affirmé lors d’un point presse vendredi que celle-ci, probablement due à un « joint défectueux », ne posait pas de « problème de sécurité ». Steve Stich, haut responsable à la Nasa, a indiqué que l’agence spatiale américaine « [pouvait] gérer cette fuite », même si elle « empirait » et était « 100 fois plus importante » ou si « le joint sautait ».
Cette décision s'explique car le problème ne touche qu’un seul des 28 propulseurs contrôlant le vaisseau. « Nous pourrions [même] gérer jusqu’à quatre fuites supplémentaires », a rassuré Steve Stich, ajoutant que certains vols avaient déjà été effectués avec des problèmes similaires.
Mark Nappi, responsable chez Boeing, a assuré que réparer cette fuite aurait été un processus « assez complexe » et aurait nécessité de démonter le vaisseau. Le report de près d’un mois a tout de même été nécessaire car la Nasa avait « besoin de prendre le temps de travailler sur l’analyse de la fuite, de la comprendre et de comprendre ses ramifications », a indiqué un responsable de l’agence spatiale.
« Continuer à apprendre »
Steve Stich a rappelé que les reports et les problèmes techniques sont légion dans le spatial : « Ce n’est pas facile, il y a des défis à chaque vol. Il y en avait pour les navettes spatiales, il y en a pour le véhicule Orion [la capsule développée de la Nasa, notamment dans le cadre des missions lunaires Artemis]. Chaque véhicule a ses défis, et nous travaillons pour les surmonter un par un. Nous allons continuer à apprendre de cette mission. »
Les équipes de la Nasa surveilleront donc de près la fuite plusieurs heures avant le décollage, alors que Boeing joue gros sur cette mission test. Elle doit lui permettre de démontrer que son vaisseau est sûr avant de commencer les missions régulières vers l’ISS, avec quatre ans de retard sur SpaceX.



















