Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Des chercheurs se servent du célèbre jeu Minecraft pour entraîner une IA

Minecraft : Des chercheurs se servent du célèbre jeu pour entraîner une IA

jeu vidéoAucune des deux IA testées n’est parvenue à accomplir les 45 tâches demandées
20 Minutes avec agence

20 Minutes avec agence

Minecraft est de loin le jeu vidéo le plus vendu au monde, mais pas seulement. Steven James et ses collègues de l’université du Witwatersrand en Afrique du Sud s’en servent ainsi pour tester la capacité d’une intelligence artificielle à s’adapter, rapporte New Scientist, relayé par Korii.

Toutes les IA ne se ressemblent pas. Il y a celles qui peuvent créer une tâche spécifique comme prédire la météo ou jouer aux échecs. Celles-ci ont reçu toutes les données pour accomplir leur mission. Mais il y a en d’autres qui doivent se nourrir d’interactions, trier des informations, et les évaluer en utilisant le processus de « machine learning ».

45 tâches à effectuer

Les chercheurs se sont intéressés à ce dernier modèle. Ils ont ainsi mis au point un test de référence qui a permis de mesurer les capacités à accomplir des tâches en ignorant le superflu. Avec le modèle MinePlanner, ils ont demandé à deux programmes d’IA de jouer à Minecraft sans leur expliquer précisément comment s’y prendre. Toutefois, les programmes devaient accomplir 15 constructions avec trois niveaux de difficulté (facile, intermédiaire et difficile), soit 45 tâches distinctes.

Bilan mitigé

Pour accomplir certaines tâches, l’IA doit utiliser des étapes, comme bâtir un escalier pour placer des blocs en hauteur. Ce qui suppose que l’IA peut planifier à l’avance afin d’atteindre un objectif et écarter tout ce qui est inutile afin d’accomplir sa mission.

Bilan : un modèle d’IA a réussi quatorze tâches faciles, treize intermédiaires et zéro difficile. L’autre IA n’a réussi que cinq tâches faciles et une intermédiaire. Elle a « épuisé sa mémoire sur la plupart des tâches avant de pouvoir les effectuer », précise le chercheur. « Il y a encore un fossé technologique pour surmonter la résolution de certains problèmes. Nous espérons que notre travail servira à développer de nouvelles approches dans des domaines plus complexes encore », conclut Steven James.