Comme Pinterest et YouTube, Facebook lance la chasse aux messages anti-vaccins

SANTE Aux Etats-Unis et ailleurs, les grands réseaux sociaux sont accusés de laisser se développer le mouvement anti-vaccins

20 Minutes avec agences

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Illustration de Facebook.
Illustration de Facebook. — LODI Franck/SIPA

Facebook tente de se racheter une image. Alors que Mark Zuckerberg a assuré qu'il allait changer de cap pour respecter davantage la vie privée, sa société a annoncé ce jeudi qu’elle allait lutter activement contre les messages de désinformation concernant les vaccins. Fin février, Pinterest et YouTube avaient annoncé des mesures similaires.

« Nous nous efforçons de combattre les fausses informations portant sur les vaccins diffusées sur Facebook, en réduisant la propagation (des messages) et en fournissant aux gens de l’information qui fait autorité sur le sujet », a expliqué Monika Bickert, responsable de la Global Policy Management, citée dans un communiqué.

Réduire la portée des pages qui colportent de fausses informations

Concrètement, Facebook va réduire la portée des groupes et pages qui diffusent ces fausses informations dans le « fil d’information » et dans le fil de « recherches ». « Ces groupes et pages ne seront plus inclus dans les recommandations quand vous les taperez dans la fenêtre recherche », a expliqué Monika Bickert. Les publicités, qui contiennent des fake news sur les vaccins, seront en outre rejetées.

« Nous retirons aussi des options qui pourraient conduire aux informations visées, telles que (des recherches associées comme) "vaccins controverses" », a indiqué la responsable de Facebook.

Elle ajoute que le réseau est en train d’explorer la manière de partager au contraire très largement de l’information pédagogique sur les vaccins lorsque les gens tombent sur de fausses informations sur le sujet. L’une des pistes est de remonter dans le fil des recherches les informations d’experts incontestés.

Le nombre d’enfants non vaccinés augmente aux Etats-Unis

Aux Etats-Unis et ailleurs, les grands réseaux sociaux sont accusés de laisser se développer le mouvement anti-vaccins.

Selon les autorités sanitaires américaines, le pourcentage d’enfants atteignant deux ans sans aucune vaccination est passé de 0,9 % des enfants nés en 2011 à 1,3 % de ceux nés en 2015.

Une grande étude portant sur plus de 650.000 enfants danois suivis sur plus d’une décennie est parvenue à la même conclusion que plusieurs études précédentes : le vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR) n’augmente pas le risque d’autisme, contrairement à ce que colportent certaines personnes sur les réseaux.