Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Le réseau social Twitter est de retour, Elon Musk l’attaque en justice

Le réseau social Twitter est de retour, Elon Musk l’attaque en justice

PLATEFORMELa start-up à l’origine de « l’opération Bluebird » a officiellement mis en ligne ce jeudi « Twitter. now », un réseau social qui reprend le nom et le logo de l’ancien Twitter
Hakima Bounemoura

H. B.

Le petit oiseau bleu est de retour. La start-up à l’origine de « l’opération Bluebird » a officiellement mis en ligne ce jeudi « Twitter. now », un réseau social qui reprend le nom et le logo de l’ancien Twitter.

« Il fut un temps où il existait un endroit où le monde entier venait discuter. L’homme le plus riche du monde l’a racheté et l’a brisé. Nous sommes une petite équipe faisant revenir Twitter, basé sur la confiance », peut-on ainsi sur la page d’accueil de la plateforme.

« Confiance, transparence et choix des utilisateurs »

C’est un ancien conseiller juridique de Twitter, Stephen Coates, qui est à l’origine de ce projet. « Lorsque X Corp. a retiré la marque Twitter, nous avons vu une opportunité de construire quelque chose de nouveau : un espace public organisé autour de la confiance, de la transparence et du choix des utilisateurs », a déclaré sur LinkedIn le cofondateur de la start-up, qui estime que la décision d’Elon Musk de rebaptiser Twitter en X en 2022 aurait ouvert la voie à une récupération des marques déposées, notamment le nom Twitter et le logo de l’oiseau, ainsi que le terme « tweet ».

Ce qui n’est pas du tout l’avis d’X Corp., l’entreprise d’Elon Musk, qui a annoncé poursuivre en justice l’initiative, demandant à un juge fédéral du Delaware d’approuver une injonction préliminaire afin d’éviter un lancement. Mais une audience datant d’avril 2026 a néanmoins permis à la start-up de profiter d’une accalmie, un juge estimant que X avait effectivement abandonné plusieurs marques, dont le nom du réseau social, Twitter, ainsi que le terme « tweet » et même le logo de l’oiseau bleu.

Une fonctionnalité pour vérifier les faits en temps réel

La plateforme ne compte aujourd’hui que quelques centaines d’utilisateurs. Son interface rappelle celle de l’ancien Twitter, avec des fonctionnalités similaires comme les réponses et les retweets. Un « moteur de vérification des faits en temps réel » basé sur Gemini, l’IA de Google, est également disponible. Il fonctionne sur chaque publication et doit permettre l’analyse en temps réel des publications pour en évaluer la véracité.

L’accès n’est pour l’instant déverrouillé que pour les utilisateurs qui paient. Deux formules payantes sont proposées : pour 20 dollars, le statut « Founder » réserve un pseudo et donne un badge avec un numéro, et pour 40 dollars ou plus, le statut « Fighter » ajoute une contribution qui sert à financer le combat juridique autour du nom.