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« Quand on arrête de vouloir faire 36.000 trucs, c’est chouette »… Camille raconte son premier été avec bébé
Les premières vacances avec son bébé, avec sa meilleure copine ou encore après une rupture… Antoinette, Camille et X nous racontent l’été où tout a basculéAnne Demoulin
L'essentiel
- 20 Minutes se penche sur ces étés où tout a changé : le premier avec son bébé, après une rupture ou encore les premiers voyages entre copines… Des vacances charnières, pour le meilleur et parfois pour le pire.
- Dans ce deuxième épisode, Camille nous raconte son premier été avec son bébé.
- « À partir du moment où on arrête de vouloir faire 36.000 trucs et qu’on le prend cool, c’est chouette », confie à 20 Minutes cette trentenaire, maman de deux enfants, Romy, 4 ans et Charlie, 10 mois.
Il y a des étés dont on se souvient plus que d’autres. Comme ces premières vacances avec un bébé, où le sac à dos de baroudeuse cède la place au sac à langer, et où l’on découvre un autre rythme, plus lent, mais pas moins précieux.
Été 2023, Camille, 33 ans, s’apprête à vivre un cap : les premières grandes vacances avec Romy, sa fille alors âgée de 10 mois. Avant bébé, cette trentenaire enchaînait les destinations lointaines en mode « backpack et auberge de jeunesse ». « Partir loin, faire la fête, aller au resto avec des potes, c’était ça mes vacances d’avant », se souvient-elle. Cette fois, le programme est tout autre : direction le Sud de la France, une maison de plain-pied à trois minutes de la plage et, surtout, les parents de son compagnon dans les bagages.
Papy et mamie, des alliés stratégiques
Car pour ce baptême estival, Camille et son compagnon découvrent vite la parade. « On part avec les grands-parents. On a de la chance, ils s’occupent beaucoup des enfants », reconnaît la jeune femme aujourd’hui mère de Romy (4 ans) et de Charlie (10 mois). De quoi grappiller une grasse matinée ou un dîner en amoureux au cours du séjour.
La location, elle aussi, obéit à des critères bien précis. « Un lave-vaisselle, une machine à laver, un endroit pas loin de la plage pour éviter de faire 150.000 allers-retours », énumère Camille. Fini l’aventure improvisée, bienvenue dans l’ère du pragmatisme parental.
Six heures de train et zéro sieste
Reste la question du transport, éternel casse-tête des jeunes parents. « En voiture, on prend dix fois trop de trucs qui ne servent à rien. En train, avec les enfants et les longs trajets, c’est la galère », résume Camille, qui a tout de même opté pour le rail. Les aléas ne manquent pas : « Des retards où on reste coincée deux heures avec les enfants qui n’ont pas fait la sieste, sont hyperfatigués et ne font que crier. » Sans compter le casse-tête à l’arrivée : pas de voiture ni de siège auto sur place, et un véhicule de location hors de prix.
Mais ces galères font aussi éclore de jolies surprises. Dans le train, la jeune mère découvre une solidarité inattendue : des voyageurs - souvent des personnes de plus de 50 ans - attendris par les tout-petits viennent spontanément proposer leur aide. « C’est trop mignon, ils viennent nous parler : "Ça va, vous avez besoin d’aide ?" », sourit-elle.
Des pâtés de sable et du lâcher-prise
La journée débute tôt. Bébé se réveille entre 6 et 7 heures : « Il y en a un de nous deux qui se lève pour s’occuper des enfants et l’autre qui reste dormir », explique-t-elle. Le rituel est ensuite immuable : « Le matin, on sort, on va chercher le pain, faire le marché ou on va à la plage faire des pâtés de sable », détaille-t-elle.
Le reste de la journée suit le rythme de l’enfant : sieste pour bébé, donc temps calme pour les parents, virée à la plage jusqu’au soir « pour éviter les grosses chaleurs ». Avec quelques kiffs volés : « Mon jogging du matin sur la plage, sans les enfants. Et l’apéro du soir, quand ils sont couchés et qu’il n’y a plus de bruit », savoure Camille.
Quant aux activités, la jeune mère a vite appris à lever le pied. « On se met une pression de dingue pour leur faire vivre des trucs dingues mais ils n’en ont rien à faire. C’est plus une galère qu’autre chose : ils pleurent et n’en profitent pas », lâche-t-elle.
Miser sur les plaisirs simples
La recette tient finalement en peu de mots : pâtés de sable, balades en poussette et fruits grignotés au retour du marché. Et c’est dans ces petits plaisirs simples que naît l’émerveillement des jeunes parents : « Les premiers pas sur la plage, c’est trop mignon. Les bébés essaient de manger du sable. On leur dit 15 fois de ne pas le mettre dans la bouche, mais ce n’est pas grave, ils sont trop contents de jouer. » Une philosophie du lâcher-prise que Camille résume simplement : « À partir du moment où on arrête de vouloir faire 36.000 trucs et qu’on le prend cool, c’est chouette. »
C’est sans doute dans cette simplicité que se niche la magie de ces premières vacances. « Toute l’année, on est en train de courir. Et là, on a enfin du temps pour se poser et jouer avec eux », souffle Camille. Son conseil aux jeunes parents ? « Profiter des petits moments sans essayer d’en faire trop, sans essayer de se prendre la tête à faire une activité. » Et savourer, surtout. « Parce qu’il n’y a qu’un seul premier été avec bébé. Après, ce ne sont plus des bébés », conclut-elle.



















