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Avec « Emmy », le CNRS se convertit à l’IA made in France

Intelligence artificielle : Cocorico ! Avec « Emmy », les chercheurs du CNRS se convertissent à l’IA made in France

sorry not sorry chatgptLe CNRS (bien français) a désormais sa propre intelligence artificielle (bien française) fourni par Mistral IA (bien français également). De quoi s’assurer un peu d’indépendance numérique
On a défié l'intelligence artificielle en jouant à «Pictionary vs IA»!
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Egalité-Fraternité-IA bien franco-francais. L’entreprise tricolore Mistral a déployé un outil d’intelligence artificielle conversationnelle pour assister les chercheurs du Centre français de la recherche scientifique (CNRS), ont indiqué des deux entités mardi. Baptisé « Emmy » et disponible depuis le 17 décembre, cet agent conversationnel permet de traduire des textes, faire des synthèses de documents et fournir de l’aide à la reformulation et à la recherche sur le web.

« Il est nécessaire que nous puissions proposer une solution et sécurisée à tous nos agents », a souligné François Pouget, directeur général délégué aux ressources du CNRS, dans un communiqué.

Interdiction d’utiliser une IA étrangère

Le partenariat avec Mistral, alternative européenne aux géants américains et chinois, garantit que les données sont hébergées au sein de centres de données situés sur le sol européen soumis au RGPD et au règlement européen sur l’IA, a-t-il ajouté.

L’outil est accessible pour les 35.000 agents de l’organisme, qui ont l’interdiction d’utiliser « toute autre IA généraliste grand public », comme ChatGPT d’OpenAI ou Gemini de Google, dans le cadre de leur travail. Ce type de déploiement à grande échelle est « inédit » dans le monde de la recherche en France, a précisé François Pouget.

Sortir de la dépendance aux outils numériques américains est devenu un enjeu de taille pour le gouvernement français, qui a détaillé le 26 janvier son plan d’action sur le sujet. La ministre chargée du sujet, Anne Le Hénanff, a notamment annoncé le lancement d’un Observatoire de la souveraineté numérique, permettant de cartographier et d’identifier les dépendances des entreprises, des administrations et des collectivités à des services numériques extra-européens.