Nous avons testé le Motorola Atrix, le smartphone le plus innovant du CES

HIGH-TECH Il peut se fixer sur une station de travail ultra-portable pour bénéficier d'un grand écran, d'un clavier complet, du navigateur Firefox et d'une batterie de secours...

Philippe Berry

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L'Atrix, un smartphone de Motorola à gauche, et «docké» sur une station de travail, à droite
L'Atrix, un smartphone de Motorola à gauche, et «docké» sur une station de travail, à droite — DR

Note: l'Atrix sera commercialisé au premier trimestre 2011 aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. Orange ayant été choisi comme partenaire outre-Manche, une sortie dans l'Hexagone semble possible, même si l'entreprise n'a rien voulu confirmer.

Petit rappel pour ceux qui ont raté l'épisode un: l'Atrix est un smartphone dévoilé par Motorola mercredi au CES de Las Vegas. Le constructeur le présente comme le «plus puissant du marché», avec son processeur dual core Tegra 2, 1 Go de Ram, un écran 4 pouces Qhd (960x540 pixels) et une batterie géante de 1920 mAp (30% de plus que l'iPhone 4). Surtout, il peut se fixer sur un ordinateur portable minimaliste (en fait un simple combo écran, clavier et batterie). L'idée semble plutôt étrange sur le papier. Mais dans la pratique, elle est brillamment réalisée.

Sur le stand du constructeur, dans les allées du Convention Center de Las Vegas, nous avons pu prendre l'appareil en main une dizaine de minutes. Verdict à chaud.

Design

Rien de très surprenant ici, l'appareil est solide, sans fioriture. L'écran ne détrône pas celui de l'iPhone 4 mais s'en approche. Avec 16 Go de stockage (jusqu'à 48 Go avec une carte SD) et une connectique fournie, il répond à tous les besoins modernes.

Logiciel

Pour l'instant, il s'agit d'Android 2.2 sous le capot, avec l'interface maison Motoblur. Une upgrade vers la version 2.3 (Gingerbread) devrait intervenir. Lancement des applications, multitasking... Tout répond au quart de tour grâce au processeur sous stéroïdes.

Transformation en ordinateur portable

C'est l'attraction principale, sans doute inspirée par le projet avorté Palm Foleo de 2007. On «dock» l'Atrix sur l'arrière de la station de travail aussi facilement qu'un iPhone sur des enceintes. Le smartphone sert alors d'unité centrale. Comme la station n'a ni processeur, ni disque dur ni ventilateur, tout est ultra silencieux et ne chauffe pas. L'écran de 11.6 pouces accompagne un clavier complet plus large que celui de la plupart des netbooks. Le tout pour un kilogramme.

Le vrai plus, c'est qu'on n'a pas simplement un affichage de son téléphone sur grand écran: l'environnement est bâti sur un noyau Linux. Motorola a inclus un système de gestion de fichier, un media center et le navigateur FireFox 3.6 version desktop. Une vidéo YouTube en plein écran et en HD s'affiche sans aucune saccade.

Les esprits chagrins diront qu'il vaut mieux posséder un netbook sous Windows pour des logiciels comme Photoshop ou Office. Mais grâce à la connexion du téléphone, on a accès à Internet et aux Web apps en permanence (réseau HSPA+ au Etats-Unis, soit 3G+, marketé de façon malhonnête comme de la 4G par l'opérateur américain AT&T). A la différence d'une tablette, pas besoin de souscrire à un plan data secondaire.

Du côté de la batterie de la station de travail, Motorola promet 8 heures de visionnage de vidéo plus une recharge complète du téléphone. Si l'entreprise propose un prix attractif pour le combo, on pourrait bien tenir ici une solution mobile ultime.