10:24
Interdiction des réseaux sociaux aux mineurs : Plus de 130 associations et experts s’y opposent
RESPONSABILITÉ TECH•Plus de 130 associations et experts exhortent l’Union européenne à réguler plus strictement les réseaux sociaux plutôt que d’en interdire l’accès aux enfants20 Minutes avec AFP
Une mise en garde collective adressée aux instances européennes. Plus de 130 associations et experts ont appelé l’Union européenne à réguler plus strictement les réseaux sociaux, plutôt qu’à en interdire l’accès aux enfants et aux adolescents, dans une lettre adressée à Ursula von der Leyen et consultée mardi par l’AFP.
Des annonces très attendues à Bruxelles
La présidente de la Commission européenne s’apprête à dévoiler, lors de son grand discours de rentrée devant le Parlement européen le 16 septembre, des mesures très attendues pour renforcer la protection des mineurs en ligne. Celles-ci devraient inclure une interdiction d’accès en dessous d’un certain âge.
En juillet, la responsable européenne s’était dite favorable à un accès « progressif et gradué » des mineurs aux plateformes numériques, promettant des annonces « après l’été ».
Un transfert de responsabilité fustigé
Mais 132 militants des droits de l’enfant, des libertés en ligne, ainsi que des experts, universitaires et organisations œuvrant pour la santé mentale, ont vivement mis en garde contre l’instauration d’une telle interdiction. Selon eux, une restriction stricte « ferait porter le fardeau de la sécurité en ligne aux parents ou aux enfants », tout en exonérant les plateformes de leur propre responsabilité.
Les signataires du texte, qui comptent parmi eux des organisations comme 5Rights, e-Enfance, Amnesty International ou Mental Health Europe, préconisent à la place « des restrictions liées à l’âge proportionnées, et accompagnées de solides mesures de sécurité ». Une telle approche permettrait d’offrir aux plus jeunes « un environnement en ligne qui les protège et les renforce ».
Appel à responsabiliser les géants de la tech
« Les Européens en ont assez que les entreprises de la tech exploitent nos enfants, mais nous attendons de nos dirigeants mieux qu’une interdiction à la va-vite », a fait valoir Leanda Barrington-Leach, directrice de la fondation 5Rights.
« Les enfants ont droit à des services en ligne sûrs et adaptés à leur âge et ils en ont besoin », a-t-elle insisté, estimant que l’Union européenne dispose du pouvoir nécessaire pour contraindre les géants technologiques à mettre en place ces espaces sécurisés.



















