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Aucun impôt n’a été concerné par le vol de données du fisc

Piratage du fisc : Les avis d’imposition n’ont pas été modifiés et aucun paiement d’impôt n’a été détourné

CYBERATTAQUELe ministre des Comptes publics David Amiel a assuré lundi matin sur RTL qu’aucun impôt, ni avis d’imposition, n’avait été concerné par le vol de données du fisc
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Aucun impôt, ni avis d’imposition, n’a été concerné par le vol de données du fisc fin juin et juillet. C’est ce qu’a assuré lundi le ministre des Comptes publics David Amiel sur RTL, en promettant des « exigences de sécurité » pour la facturation électronique, dont il recevra mercredi les plateformes agréées.

Au micro de la radio, David Amiel a déclaré que les contribuables pouvaient payer sans crainte leur taxe foncière, « car ce qui a été attaqué par le cyberattaquant ne concernait pas le paiement des impôts ». Et d’ajouter : « Il n’y a pas d’impôt qui aurait été détourné, d’avis d’imposition qui aurait été modifié. »

Quant aux inquiétudes liées à la facturation électronique des entreprises, qui entre en vigueur au 1er septembre, il a souligné que « les exigences de sécurité qu’on a demandées aux plateformes agrées sont supérieures à ce qui existe en Italie et en Espagne ». Le ministre a précisé qu’il recevra, mercredi à Bercy, « l’ensemble des plateformes agréées pour renforcer encore les exigences de sécurité ».

Un vol de données d’au moins 678.000 comptes

La Direction générale des finances publiques (DGFIP) a confirmé le 14 août deux intrusions, survenues fin juin et fin juillet, ayant abouti au vol de données concernant au moins 678.000 particuliers et professionnels et environ 200.000 comptes présents dans ses fichiers cadastraux.

La Directrice générale des Finances publiques a assuré le 18 août que cette cyberattaque n’avait « aucun lien » avec l’entrée en vigueur de la facturation électronique entre entreprises au 1er septembre. Sébastien Lecornu a commandé lundi à l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) un « audit approfondi » après ces incidents.