Casque audio : JBL se réinvente avec son One M3 et son étrange boîtier à écran tactile
SOUND VIBES•Le fabricant livre un casque audio d’un très bon niveau avec, en plus, une innovation qui ne manque pas d’intérêtChristophe Séfrin
L'essentiel
- La concurrence fait rage dans le monde des casques audio haut de gamme entre Sony, Sennheiser, ou encore Apple.
- Pour se distinguer, JBL avance avec son casque audio One M3 un appareil complet et d’un bon rapport performances/prix.
- Pour se projeter dans le futur de l’audio, il adopte l’Auracast, nouvelle fonction permise par le Bluetooth, et se dote d’un petit boîtier qui lui ouvre de nombreuses portes.
Les casques audio n’auront jamais lâché l’affaire face aux écouteurs True Wireless apparus il y a quelques années. Et les amateurs de musique restent très nombreux à les préférer pour leur qualité acoustique, leur isolation plus aboutie, mais aussi les dernières évolutions technologiques. Même s’ils sont plus encombrants, voire souvent plus chers. Avec son One M3, JBL veut cocher toutes les cases. Le fabricant, particulièrement bien installé dans le monde de l’audio peut-il faire la différence et sur quel terrain ? 20 Minutes l’a testé.
Difficile de passer derrière le casque audio WH-1000XM6 de Sony qui vient de sortir et qui, pour beaucoup, restera cette année encore, la référence des casques audio haut de gamme. Vendu tout de même une centaine d’euros moins cher (349 euros chez JBL ; 449 euros chez Sony), le nouveau One M3 ne rogne cependant pas sur la qualité de sa proposition.
Visuellement, il ne joue pourtant pas l’épate et son design peut même sembler un peu (trop ?) classique. En bleu, noir ou latté, le casque qui est fourni dans une housse de transport rigide est un modèle circum aural, dont les coussinets englobent totalement les oreilles. À mémoire de forme et en simili cuir, leur contact est très agréable, même si par temps chaud, la transpiration s’invite à l’écoute. Bluetooth 5.3 (avec prise en charge des codecs SBS, AAC, LE Audio et LDAC, soit avec son non compressé), le One M3 de JBL embarque la nouvelle fonction Auracast (lire encadré).
L’Auracast, le futur de l’audio
En optimiser l’usage passe nécessairement par l’application JBL Headphones qui déploie une armada de réglages et d’autres fonctions. D’abord, des préréglages audio. Il en existe six (Studio, Bass, Club, Extreme Bass, Vocal et Jazz), mais il est possible de créer les siens à l’aide du généreux égaliseur à dix bandes proposé.
Ensuite, l’accès à la réduction du bruit passant de Total à Mode ambiant (pour rester « aware » des sons environnants, comme lorsque l’on marche dans la rue !). C’est par ici que l’on trouve aussi l’activation de la fonction TalkThru. Jadis imaginée par Sony, elle interrompt automatiquement la diffusion de ce que l’on écoute lorsque l’on se met à parler. Même si ce n’est pas très poli de discuter avec quelqu’un en conservant son casque sur la tête, c’est très pratique.
Signalons aussi un astucieux Mode détente qui permet d’écouter des sons naturels (feu de camp, nuit, forêt, eau…) préenregistrés. On peut choisir celui désiré, mais aussi les additionner comme dans un mille feuilles et programmer la durée d’écoute. Les aspirants à la tranquillité peuvent enfin activer le Mode SilentNow. Celui-ci déconnecte le casque de l’appareil (smartphone, tablette…) qui lui est appairé, crée une bulle de silence durant la durée désirée, une alarme pouvant même être programmée au cas où l’on aurait décidé de s’offrir une petite sieste. Zzzz…
Jusqu’à… 70 heures d’autonomie !
A l’usage, le One M3, JBL ne démérite pas. Les boutons physiques et fonctions tactiles réparties sur ses coques s’apprivoisent rapidement, même si, pour les premiers, le contact peut sembler un peu rustre et « très plastique » au bout de l’index. L’écoute est punchy, basseuse mais pas trop, avec une très belle restitution des voix. À notre goût et à notre oreille, peut-être ce casque manque-t-il d’un peu de brillance, mais cette appréciation restera assez subjective et personnelle.
La réduction de bruit, elle, fait brillamment son office et parvient à bien museler les conversations environnantes, même si quelques sons aigus percent encore. Au bureau, le son de la frappe des doigts sur le clavier disparaît pratiquement à 100 %, c’est un test imparable ! Et les conversations en mode kit main libre s’avèrent d’une fluidité exemplaire.
Enfin, le port de ce casque de 278 g plusieurs heures durant pour ce test s’est avéré sans contrainte. Si, une seule : lorsqu’il fait chaud, on peut transpirer un peu au contact de ses coussinets et de son arceau rembourré. Et puisqu’il est question d’écoute, notons que l’autonomie du One M3 est prodigieuse : jusqu’à 70 heures sans réduction de bruit (une cinquantaine d’heures avec). Qui dit mieux ?
Un boîtier pour tout écouter
Ultime innovation de JBL avec son nouveau casque : la fourniture en option de son Smart Tx (pour un budget global, cette fois de 399 euros). Le concept de ce petit boîtier, déjà approché avec les écouteurs Tour Pro 2, est assez original. Le Smart Tx fait ainsi office de transmetteur Bluetooth et Auracast. On peut le raccorder en filaire à toute source audio disposant d’une prise USB-C et/ou d’une prise mini-jack (les câbles sont fournis) pour que le boîtier serve d’émetteur vers le casque.
Par ailleurs, le Smart Tx dispose d’un écran tactile. Il fait aussi office de télécommande pour piloter sa musique en offrant accès à pas mal de réglages (dont celui de la réduction de bruit et de l’égaliseur), mais aussi, oui, oui, de lampe torche ou encore de minuteur !
Notre rubrique High TechC’est un outil qui peut sembler dispensable, mais qui, pour connecter le One M3 à un téléviseur, par exemple, où pour se servir de son casque JBL pour « écouter » les films lorsque l’on prend l’avion, peut posséder de vraies vertus. Et si des personnes de votre entourage possèdent elles aussi un casque Auracast, il vous sera possible par le biais du Smart Tx de partager avec elles vos contenus.


















