Ce Belge de 33 ans a-t-il provoqué la panne informatique mondiale comme il le prétend ?
internet•Le jeune homme s’est fait passer pour un employé de l’entreprise américaine Crowdstrike20 Minutes avec agence
Un Belge de 33 ans a fait croire qu’il était à l’origine de la panne informatique mondiale causée par l’entreprise américaine Crowdstrike vendredi dernier. Des internautes ont rapidement remarqué qu’il s’agissait d’une fake news, rapporte BFM Tech & Co. Pour autant, la publication de Vincent Flibustier a été largement relayée sur les réseaux sociaux.
Le jour de la panne, le jeune homme s’est mis en scène dans les bureaux de Crowdstrike via une photo truquée publiée sur X. « Premier jour chez Crowdstrike, j’ai publié une petite mise à jour et je prends mon après-midi », a-t-il écrit sur le réseau social. Étant précisé que la panne a bel et bien été causée par la mise à jour d’un logiciel de sécurité informatique de l’entreprise.
« Le tour était joué »
« Je me suis pris en photo alors que j’étais chez un client. J’ai fait un détourage automatique de l’image et le tour était joué. Les yeux les plus avertis auront remarqué que le détourage était mal fait et que ma main droite est anormalement petite », a finalement raconté le plaisantin à nos confrères. Une supercherie qui lui « a pris deux minutes », a-t-il précisé.
Rapidement devenue virale, sa publication a été vue plus de 45 millions de fois à ce jour. « Je pense que ça a aussi fonctionné, car les gens aiment bien identifier un coupable. C’est plus facile de désigner un couillon à qui l’on peut attribuer l’erreur, plutôt que de commencer à faire une enquête très sophistiquée et pas à la portée de tout le monde. Et cette fois-ci, le couillon, c’était moi », a ajouté le Belge, formateur en citoyenneté numérique et fondateur du site d’information parodique Nordpresse.
« Un bon fake »
Dans la soirée de vendredi, le trentenaire a finalement publié un nouveau message sur X pour détailler les ingrédients qui ont fait de cette supercherie « un bon fake », comme l’a repéré le site d’information québécois Noovo Info.
« L’information est poussée au second degré par des gens qui savent que c’est une blague, et ensuite elle arrive dans la zone premier degré qui l’amplifie encore plus fort. J’appelle ça 'Passer le mur du con' » , a notamment écrit le jeune homme, devenu populaire jusqu’aux États-Unis.



















