03:26
Le Royaume-Uni veut accueillir le premier sommet mondial sur l’IA en 2023
RÉGULATEUR•Le Royaume-Uni ambitionne d’accueillir sur son territoire le siège d’un potentiel régulateur mondial de l’IA20 Minutes avec agences
Le Royaume-Uni accueillera avant fin 2023 le premier sommet mondial consacré à l’intelligence artificielle (IA). L’objectif est de définir une approche globale pour limiter les risques liés à cette technologie, a annoncé ce mercredi Rishi Sunak à Washington.
« L’IA possède un potentiel incroyable pour transformer nos vies en mieux », a déclaré le Premier ministre britannique en marge d’une visite à la Maison-Blanche. « Nous devons nous assurer qu’elle sera développée et utilisée en toute sécurité. Nous n’avons cessé de créer, à travers l’histoire, de nouvelles technologies révolutionnaires […] pour le bien de l’humanité. C’est ce que nous devons de nouveau réaliser. »
Le Royaume-Uni, futur leader de l’IA ?
Le sommet devrait se tenir à l’automne et rassembler « des pays ayant une approche similaire » pour poser les bases d’une régulation. L’idée du sommet ne vise cependant pas à contrecarrer l’exploitation de l’IA par des Etats autoritaires comme la Chine ou la Russie. Mais elle répond à la volonté britannique d’accueillir, à terme, le siège d’un potentiel régulateur mondial de l’IA.
Cette volonté pourrait être mise à mal car l’UE et les Etats-Unis ont déjà commencé à discuter sur le sujet. Mais selon Rishi Sunak, le Royaume-Uni ne risque pas d’être exclu. « Nous devons avoir confiance dans la capacité de notre pays à être un leader lorsqu’il s’agit d’IA car c’est ce que les faits soulignent », a-t-il assuré à la BBC. « Si vous regardez le nombre d’entreprises, les montants investis, la qualité de notre recherche, personne n’est au niveau parmi les autres pays démocratiques, en dehors des Etats-Unis. »
Rishi Sunak a également affirmé que Joe Biden, malgré son âge (80 ans) n’était pas dépassé par l’IA. « Nous avons discuté d’intelligence artificielle » lors du G7, a indiqué le Premier ministre. « Il est parfaitement conscient des risques et opportunités qu’elle implique. Je sais aussi qu’il a en tête les menaces que nos pays devront affronter dans le futur et veut s’assurer que nous travaillons ensemble pour les protéger. »



















