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Bande passante: BlackBerry accuse l'iPhone d'être trop gourmand

Bande passante: BlackBerry accuse l'iPhone d'être trop gourmand

HIGH-TECHLa congestion des réseaux est proche selon les détracteurs d'Apple. 20minutes.fr fait le point...
C.C. avec agence

C.C. avec agence

Black-out sur les smartphones? La situation est grave, la saturation des réseaux nous guette, selon Mike Lazaridis, le patron de Research In Motion (RIM, le fabricant du BlackBerry), à l'occasion du congrès mondial de la téléphonie mobile à Barcelone. Le responsable? L'iPhone d'Apple qui consommerait beaucoup trop de bande passante.

L'iPhone est-il gourmand?
Oui. «L'iPhone utilise beaucoup plus de data (données) que les autres smartphones», affirme sans ambage un porte-parole de France Telecom à 20minutes.fr.

Face au goinfre du réseau, Mike Lazaridis vante les mérites de son best-seller dans une interview parue cette semaine dans La Tribune. «BlackBerry s'est développé dès le départ comme un système très efficient, grâce à sa compression des données, qui nous permet d'utiliser beaucoup moins de bande passante.»

Conséquences: un navigateur trois fois plus efficace que celui des concurrents et moins de latence. Sauf qu'en termes de chiffres, c'est Apple qui l'emporte et cela inquiète le patron de RIM qui juge indispensable la fabrication d'appareils moins gourmands.

En France, les trois quarts des téléphones vendus à Noël avec un forfait par Orange ont été des iPhones. Fin décembre, Orange en avait vendus 1,7 million en France, SFR plus de 500.000 fin octobre, tandis que Bouygues Telecom en avait commercialisés 330.000 fin novembre.

Le risque de saturation est-il réel?
Plus ou moins, et surtout, cela dépend des pays. Avec la démocratisation de l'Internet mobile, le trafic data (trafic de données) a été multiplié en moyenne par deux ou trois et devrait encore doubler cette année.

Certains opérateurs ont ainsi vu leur réseau saturé ces derniers mois, notamment en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. Mais France Telecom ne pense pas qu'il s'agisse d'une question d'appareils.

«En France, nous étions préparés et les problèmes de saturation ne se posent pas», affirme France Telecom. L'opérateur se vante d'investir trois milliards d'euros par an pour l'amélioration du réseau, soit beaucoup plus que ses homologues outre-Atlantique.

Quelle est la solution pour remédier à cette saturation?
La prochaine génération de téléphonie mobile, la 4G, qui permet des débits beaucoup plus élevés qu'aujourd'hui.

La norme technique qui l'accompagne, le LTE (Long Term Evolution), offrira des débits pouvant aller jusqu'à 100 mégabits par seconde, soit pour les usagers des connexions trois ou quatre fois plus rapides que ceux de la 3G ou 3G+.

Le premier déploiement commercial a eu lieu en décembre dernier en Suède, sur le réseau de Teliasonera. Outre l'Europe du Nord, les Etats-Unis figurent parmi les pionniers, avec le Japon, la Corée du Sud et la Chine. La France est encore en phase de test, et selon France Telecom, «le réseau 3G est encore largement utilisable».