L’ambitieux assistant vocal présenté par Mark Zuckerberg suscite bien des inquiétudes

INNOVATION Cet assistant vocal devrait être en mesure d’observer les expressions faciales, la posture ou encore la façon dont certaines personnes parlent avec les mains

20 Minutes avec agence
— 
Mark Zuckerberg a officiellement annoncé le 28 octobre le nouveau nomde Facebook: Meta ainsi que sa vision de l'Internet du futur avec la création d'un métavers.
Mark Zuckerberg a officiellement annoncé le 28 octobre le nouveau nomde Facebook: Meta ainsi que sa vision de l'Internet du futur avec la création d'un métavers. — EPN/Newscom/SIPA

A l’occasion d’un événement consacré à l’intelligence artificielle, ce mercredi, Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, rebaptisé Meta, a annoncé le développement d’un assistant vocal. Censé être plus évolué que ses concurrents Alexa ou Siri, cet outil aura pour vocation d’être utilisé avec les accessoires de réalité augmentée de Meta, tels que le casque Quest, l’écran connecté Portal ou encore les lunettes intelligentes Ray-Ban, rapporte Vox, relayé par Slate.

Cet assistant vocal devrait pouvoir répondre à un grand nombre de questions, y compris les plus complexes, mais aussi comprendre lorsqu’elles ne sont pas bien formulées. Dans le même temps, ce système développé par Meta pourrait être capable de saisir le contexte d’une conversation pour pouvoir mieux répondre aux questions.

Inquiétudes concernant les données personnelles

Cela serait possible grâce à sa capacité de saisir les expressions faciales, les postures ou encore la manière dont certains peuvent parler avec les mains. Pour ce faire, l’assistant vocal sera équipé d’une intelligence artificielle dotée d’une structure neuronale lui permettant de gagner, petit à petit, en expérience et en compétences.

Outre ses capacités qui s’annoncent bluffantes, cet assistant vocal inquiète. Certains craignent qu’il s’agisse d’un outil redoutable pour enregistrer les données personnelles des utilisateurs. De son côté, Mark Zuckerberg a assuré que Meta collaborait avec des experts des droits humains, du droit civil et du respect de la vie privée afin d’élaborer « des systèmes fondés sur le respect, la justice et la dignité humaine ».