Prise en mains : Les promesses à confirmer de Google avec les Pixel 6 et 6 Pro

SMARTPHONE Lancés le 28 octobre à partir de 649 et 899 euros, les deux smartphones veulent enfin concurrencer Apple et l'iPhone 13

P.B.
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Les Pixel 6 Pro et Pixel 6 de Google présentés le 19 octobre 2021.
Les Pixel 6 Pro et Pixel 6 de Google présentés le 19 octobre 2021. — P.BERRY/20 MINUTES

Le 6e essai sera-t-il le bon ? A ses débuts, la gamme Pixel ambitionnait de trouver le juste milieu entre les performances et le prix, se distinguant surtout par la photo et avec une version « pure » d’Android. Mais après des Pixel 3 et 4 vendus au prix fort, puis une 5e édition de milieu de gamme plus abordable, Google a dégainé sa nouvelle génération ce mardi. Avec une puce maison, des capteurs photos prometteurs et des prix agressifs, le Pixel 6 (à partir de 649 euros) et le Pixel 6 Pro (899 euros) a de grosses ambitions.

Première impression : des poids lourds au design clivant

La barre photo ne fera pas l’unanimité. Google a intégré ses nouveaux capteurs dans un module très épais qui couvre toute la largeur de la façade arrière. Posés sur une table, ces nouveaux Pixels sont donc légèrement inclinés mais sans être bancals. En pratique, ce choix ne déséquilibre pas le téléphone quand on le tient en main. A plus de 200 grammes, le Pixel 6 (écran de 6,4 pouces, résolution de 1080x2400 pixels) et le 6 Pro (6,7 pouces, 1440x3120 pixels, 120 Hz adaptatif) sont clairement dans la catégorie poids lourds.

Globalement, les deux smartphones proposent un design clivant mais cohérent dans sa finition. Les bords incurvés du Pixel 6 Pro lui offrent un look premium, mais son petit frère bénéficie de couleurs plus ludiques. Avec l’arrivée d’Android 12, Google mise d’ailleurs sur la continuité des couleurs. Les double-tons des Pixel (noir, blanc, rouge, jaune et vert) trouvent un écho plaisant dans les fonds d’écran et la palette « Material you » des menus.

Pour la façade arrière, Google a fait le choix d’un revêtement en verre très brillant. Les traces de doigts y sont donc particulièrement visibles, un problème qui disparaît avec l’ajout d’une coque de protection (qui a également l’avantage d’épouser la barre photo). Google a, cette fois, opté pour un capteur d’empreinte digitale intégré à l’écran et non plus au dos. Pratique pour débloquer son téléphone posé sur son bureau, mais beaucoup moins quand on l’attrape à l’aveugle dans sa poche.

La convergence du hardware et du software

Pour la première fois, Google propose une puce maison, baptisée Tensor. Il faudra attendre le test pour un verdict sur ses performances brutes face à la puissance de la puce A15 bionic d’Apple ou du Snapdragon 888 de Qualcomm. Mais Google assure qu’avec ce hardware sur mesure, il a pu optimiser le software, particulièrement les fonctions d’intelligence artificielles. La dictée vocale et le traitement des photos se font désormais à la vitesse de l’éclair. Mention spéciale à la « gamme magique » qui permet d’effacer les personnes ou les objets polluant une photo, avec des algorithmes qui recréent le fond manquant, par exemple un bout de pelouse.

Sur la photo, Google est particulièrement attendu au tournant. Avec une période de stagnation, les nouveaux capteurs pourraient permettre au Pixel 6 (et surtout au 6 Pro, qui bénéficie d’un zoom x4 et peut filmer en 4K) de reprendre la couronne cédée à Apple et Samsung ces deux dernières années. Les premiers essais dans des conditions extrêmes (contre-jour et pénombre) laissent entrevoir de belles promesses à confirmer lors du véritable test. Idem pour l’autonomie sur une journée complète, avec des batteries XXL (4.600 et 5.000 mAh pour le 6 et 6 Pro) qui devraient faire le boulot.

Des prix agressifs

Pour s’imposer auprès du grand public, Google mise sur des prix agressifs pour un positionnement haut de gamme. Le Pixel 6 démarre à 649 euros (en 128 Go) et le 6 Pro à 899 euros. C’est 30 % de moins que l’iPhone 13 (909 euros) et le 13 Pro Max (1.259 euros). Google, qui a eu du mal du côté de la chaîne de production par le passé, réussira-t-il à se faire une place entre Samsung, Apple, Huawei, Xiaomi et Oneplus ? Verdict le 25 octobre dans notre test, avec une commercialisation trois jours plus tard.