Dans un contexte d’inquiétudes face aux grands fournisseurs américains, Monaco lance son propre cloud souverain

DONNEES Il traitera les données du gouvernement de la principauté et vise aussi la clientèle des entreprises

20 Minutes avec AFP
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Une femme utilisant un ordinateur (Illustration)
Une femme utilisant un ordinateur (Illustration) — Clément Follain / 20 Minutes

Des téraoctets sur le Rocher. La principauté de Monaco a lancé son propre service de cloud, destiné à répondre aux inquiétudes croissantes sur la localisation des données. Le premier serveur a été mis en route « la semaine dernière » par Albert II de Monaco, a indiqué ce jeudi Frédéric Genta, délégué interministériel chargé de la transition numérique.

Monaco Cloud est détenu majoritairement par le gouvernement monégasque. Il traitera ses données et vise aussi la clientèle des entreprises. Le nouvel acteur s’appuie sur deux centres de données dans la principauté, et un de secours à Luxembourg, a précisé Frédéric Genta. Un troisième centre sera construit ultérieurement à Monaco.

« Clouds de confiance »

Cette initiative s’inscrit dans un contexte d’inquiétudes en Europe, et particulièrement en France, sur la dépendance croissante des entreprises et institutions vis-à-vis des grands fournisseurs de cloud américains. Pour répondre à ces inquiétudes, le gouvernement français cherche à promouvoir des « clouds de confiance », utilisant la technologie des géants américains mais exploités en Europe par des sociétés européennes.

Google et Thales ont annoncé un accord en ce sens mercredi, quelques mois après une annonce voisine de Microsoft avec un tandem Orange Capgemini.

Le cloud monégasque de son côté pourra satisfaire « 95 % des besoins des entreprises monégasques » sans avoir besoin de la technologie des « hyperscalers », les géants américains du cloud, a également expliqué Frédéric Genta.