Startup: Stocklear, un nouveau venu sur le marché des invendus sur internet

MARKETPLACE Stocklear est une nouvelle plateforme en ligne destinée aux vendeurs. Objectif : distribuer les marchandises qu’ils n’ont pas réussi à écouler

Charlotte Rabatel pour 20 Minutes

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Stocklear digitalise le marché des invendus
Stocklear digitalise le marché des invendus — Geeko

En France, les entreprises ne seront bientôt plus autorisées à détruire leurs stocks non alimentaires. Au plus tard au 23 décembre 2023, suivant les secteurs, d’après la loi anti-gaspillage pour l’économie circulaire. A cette date, « l’élimination des produits non alimentaires invendus sera interdite ». L’ensemble du secteur industriel va donc devoir repenser la gestion de ses stocks. Et c’est là qu’une société comme Stocklear intervient, en se plaçant comme une alternative à la destruction ou l’incinération de ces surproductions.

« Nous sommes dans l’air du temps », confie l’entrepreneur belge Simon Vancoppenolle, qui a choisi d’installer sa startup au sein de l’écosystème Euratechnologies, en France, à Roubaix. « J’ai fait le choix dès le départ de venir ici à Euratech, parce que la puissance de l’écosystème est telle qu’on ne peut pas y résister », déclare l’entrepreneur dans une vidéo interne.

Une startup qui a évolué

Simon Vancoppenole n’en est pas à son coup d’essai. En 2017, il a cofondé Homméos : « nous proposions alors sur notre site des invendus des marques de prêt-à-porter ». Un an plus tard, son associé ne fait plus partie du projet et il modifie son activité. « Fini donc Homméos et les ventes privées. Et place à Boost Your Brand : marketplace B2B dédiée au déstockage », explique-t-il. Boost Your Brand devient Stocklear en novembre 2019.

La startup compte déjà 250 transactions en B to B, avec 79 marques dans 15 pays différents. Les marques sont européennes, mais la startup annonce des clients dans le monde entier. L’objectif à court terme est de « devenir la référence pour les retailers et marques quant à la digitalisation de la revente des invendus et retours clients en France et en Belgique », explique Simon Vancoppenolle. Pour devenir à plus long terme « le leader européen de la seconde vie ».