« On est tous Paris » : Attention, cette alerte au virus informatique est une intox
FAKE OFF•Des messages similaires avaient déjà émergé en 2015, après les attentats du Stade de France à Saint-Denis et du Bataclan à ParisClément Giuliano
L'essentiel
- Un message viral alerte contre un dangereux virus informatique baptisé « On est tous Paris ».
- En réalité, ce virus n’existe pas. L’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information appelle toutefois à la vigilance face aux e-mails suspects, notamment ceux contenant des pièces jointes.
«URGENT ATTENTION VIGILANCE. » C’est un message particulièrement alarmiste qui circule de nouveau sur les réseaux sociaux depuis quelques heures. L’objet de cette mise en garde, qui émanerait à la fois du « ministère des Affaires étrangères » et du « service de cybercriminalité du ministère français de la Défense » ? Un e-mail intitulé « On est tous Paris » prétendument diffusé « à grande échelle » au cours des derniers jours. Derrière la photo d’un « bébé avec un bracelet de naissance » qu’il contient, se cacherait en réalité un redoutable virus informatique capable de prendre le contrôle de l’ordinateur ou du téléphone de son destinataire pour y détruire les données qui s’y trouvent.
FAKE OFF
Contacté par 20 Minutes, le ministère des Armées indique qu’il s’agit d’un « faux grossier » et souligne en particulier que le ministère de la Défense et celui des Affaires étrangères ont changé de dénomination depuis la formation du premier gouvernement d’ Edouard Philippe, en mai 2017. Ainsi, Florence Parly est à la tête du ministère des Armées, tandis que son collègue Jean-Yves Le Drian pilote le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.
Comme le nom du prétendu virus le suggère, ce message viral est la nouvelle version d’un précédent, diffusé juste après les attentats du 13 novembre. À l’époque, le gouvernement avait publié un démenti, dont 20 Minutes s'était d'ailleurs fait l'écho. On note au passage qu’une faute de grammaire a été corrigée par rapport à certaines versions de 2015 («NE CLIQUER PAS »), et la référence au ministère des Affaires étrangères ajoutée.
Selon le site Hoaxkiller.com, spécialisé dans la vérification d’informations, « il n’existe aucun virus correspondant aux caractéristiques décrites ». Et d’ajouter que ce message est inspiré d'un autre canular.
La vigilance reste de mise face aux pièces jointes suspectes
L’Agence nationale pour la sécurité des systèmes d’information (Anssi) avait toutefois profité de son propre démenti, en novembre 2015, pour rappeler que, de manière générale, « les courriels et leurs pièces jointes jouent souvent un rôle central dans les cyberattaques ».
Cette agence, rattachée à Matignon, recommande ainsi de « ne pas ouvrir les pièces jointes provenant de destinataires inconnus » et de « vérifier la cohérence entre l’expéditeur présumé et le contenu du message ». Autre précaution de base : « Ne jamais répondre par courriel à une demande d’informations personnelles ou confidentielles. »



















