Réseaux 5G : Les quatre candidats qualifiés, les enchères décalées

TELEPHONIE Les quatre opérateurs historiques étaient les seuls candidats à l’attribution de la fréquence dite 3,5 GigaHertz (GHz) qui doit leur permettre de commencer le déploiement de la 5G 

20 Minutes avec agences

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Une antenne relais (illustration).
Une antenne relais (illustration). — ALLILI mourad/SIPA

L’autorité de régulation des télécoms (Arcep) a annoncé jeudi que les quatre principaux opérateurs candidats à l’attribution des fréquences des futurs réseaux mobiles 5G sont qualifiés pour participer aux enchères. Celles-ci sont toutefois reportées en raison de la crise sanitaire.

Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR « ont souscrit aux engagements prévus par le cahier des charges et pourront obtenir chacun, au terme de la présente procédure et pour un montant de 350 millions d’euros, un bloc de 50 Mégahertz (MHz) », a précisé l’Arcep dans un communiqué.

Un déploiement d’ici la fin de l’année

Les quatre opérateurs étaient les seuls candidats à l’attribution de la fréquence dite 3,5 GigaHertz (GHz) qui doit leur permettre de commencer le déploiement de la 5G d’ici à la fin de l’année dans certaines villes.

En échange de ce premier bloc de fréquences, ils se sont engagés à répondre aux « demandes raisonnables » des entreprises, collectivités ou administrations qui voudraient des offres adaptées ou se voir confier des fréquences. Les opérateurs devront aussi améliorer la couverture des réseaux mobiles à l’intérieur des bâtiments à usage professionnel, fournir des offres d’accès fixe à Internet via la 5G et permettre le développement d’opérateurs de réseaux virtuels (MVNO).

Enchères décalées

Toutefois, en raison de la crise sanitaire, les enchères initialement prévues le 21 avril sont décalées. Elles doivent permettre d’attribuer les 11 blocs de 10 MHz encore disponibles dans la bande 3,4 – 3,8 GigaHertz (GHz), pour un montant minimal de 70 millions d’euros par tranche.

L’Etat espère tirer de l’opération d’attribution au minimum 2,17 milliards d’euros mais le montant pourrait être bien plus élevé, selon l’intensité de la phase d’enchères. « Les circonstances actuelles de crise sanitaire n’ont pas permis de conduire les préparatifs nécessaires à l’organisation matérielle de cette enchère. Il en résulte un décalage dont la durée dépendra de celle de la crise sanitaire », a expliqué le régulateur.