Hello 2004, Motorola ressuscite le Razr avec un écran pliable

SMARTPHONE Si l'idée d'un téléphone à clapet compact est séduisante, les caractéristiques techniques sont loin d'être au rendez-vous pour un gadget à 1.500 dollars

P.B.

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Le nouveau Motorola Razr reprend le design à clapet de son aîné grâce à un écran pliable.
Le nouveau Motorola Razr reprend le design à clapet de son aîné grâce à un écran pliable. — Motorola

De la Super Nintendo mini à Disney Plus, la nostalgie joue à plein. C’est au tour de Motorola de surfer sur la vague en ressuscitant son Razr, un téléphone à clapet emblématique des années 2000 qui reste l’un des plus vendus de l’histoire avec 130 millions d’exemplaires écoulés – surtout aux Etats-Unis où c’était le téléphone le plus populaire avant l’iPhone. Quinze ans plus tard, Motorola tente de le moderniser avec un écran Oled pliable.

Contrairement à Samsung ou Huawei, Motorola n’utilise pas cette technologie pour proposer un smartphone qui se déplie en tablette. La filiale de Lenovo adopte l’approche inverse, avec un téléphone de taille normale (6,2 pouces en format 21 : 9) qui se plie pour tenir dans une poche de chemisette.

Une sortie en France probable

Les premiers échos de la presse américaine sont plutôt positifs sur le design, notamment sur la charnière. Un écran secondaire permet d’afficher des notifications ou de contrôler sa musique, et on peut raccrocher au nez de son interlocuteur en repliant le téléphone.

Le problème, c’est qu’à 1.500 dollars (et sans doute 1.500 euros), le Razr propose des « specs » d’un téléphone de milieu de gamme à 300 euros, avec une puce Snapdragon 710 qui a été choisie pour éviter la surchauffe et épargner une batterie riquiqui de 2,510 mA. Verdict en janvier, avec une sortie en Europe confirmée par Motorola à Bloomberg (et vu le teasing de Motorola France sur Twitter, une disponibilité en France semble probable). En 2020, on pourra donc regarder un reboot d’Animaniacs et une suite de Punky Brewster sur un Razr. So rétro !