L’UFC-Que Choisir accuse Nintendo d'« obsolescence programmée » pour les manettes de la Switch

JEUX VIDEO L’association de consommateurs accuse ouvertement le constructeur japonais de réduire volontairement la durée de vie de ses manettes

20 Minutes avec agence

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Nintendo Switch (illustration).
Nintendo Switch (illustration). — DELETREE/SIPA

Les « Joy-Con », ces petites manettes fournies avec la Nintendo Switch, avaient tout pour plaire aux gamers. Mais depuis le lancement de la console en mars 2017, de nombreux utilisateurs se sont plaints de dysfonctionnements, pannes et casses récurrentes.

L'UFC-Que Choisir, qui s’est récemment saisie de l’affaire, accuse Nintendo de recourir à des techniques d'obsolescence programmée. Mardi 5 novembre, l’association de consommateurs a mis en demeure la firme japonaise de réparer gratuitement les Joy-Con défectueux.

Des joysticks HS après quelques mois d’utilisation

« Plusieurs témoignages ont porté à notre attention une grosse défaillance du joystick directionnel. Ces pannes apparaissent quelques mois après l’achat, quel que soit le profil du joueur (âge, fréquence d’utilisation, etc.) », souligne l’UFC-Que Choisir sur son site internet.

L’association évoque des pratiques « destinées à réduire délibérément la durée de vie du produit pour en augmenter le taux de remplacement ».

45 euros de frais de remplacement

A ce jour, la procédure à suivre en cas de panne coûte cher au consommateur. Le joueur doit débourser 45 euros pour récupérer une manette neuve. La facture tombe à 15 euros s’il choisit de la faire réparer.

Inadmissible pour l’UFC-Que Choisir, qui exige la mise en place par Nintendo d’une procédure de réparation gratuite des manettes défectueuses. A défaut, l’association envisagera des poursuites judiciaires pour « obsolescence programmée », qui constitue désormais un délit reconnu par la loi.