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Les données de 130.000 gendarmes accessibles après une faille de sécurité

Noms, adresses, dates de naissance : Les données de 130.000 gendarmes accessibles après une faille de sécurité

CYBERSECURITELa faille serait due « à une erreur d’un informaticien » chez un prestataire en habillement, a indiqué une source proche du dossier
20 Minutes avec agences

20 Minutes avec agences

Une faille de sécurité sur le site d’un prestataire en habillement du ministère de l’Intérieur a rendu temporairement accessible en ligne un listing avec les données de 130.000 gendarmes, a-t-on appris de sources concordantes ce lundi. Le fichier datant de 2018 comprenait les noms, dates de naissance ou encore la commune de résidence de ces militaires.

La découverte de cette faille le 23 août a entraîné le retrait du listing et la fermeture immédiate du site Internet Vetigend à la demande de la Gendarmerie nationale. Le site Vetipol dédié à l’habillement des policiers a également fermé par mesure de sécurité même s’il n’est pas concerné par ce problème informatique.

« Une erreur d’un informaticien » selon le ministère

Contacté par l’AFP, le ministère de l’Intérieur a jugé « cet incident extrêmement regrettable ». « A priori, cette faille est due à une erreur d’un informaticien chez le prestataire », a avancé une source proche du dossier.

« Les deux sites ont été fermés durant une semaine le temps pour le ministère de s’assurer du respect par le prestataire des procédures de gestion et d’accès aux fichiers », a-t-on précisé de même source. « Il faut cependant relativiser la portée de ces informations​ par ailleurs disponibles dans le domaine public », a-t-on ajouté au ministère.

La Gendarmerie nationale a porté plainte

La fermeture du site Vetipol avait la semaine dernière provoqué la colère de l’Unsa-Police. Le syndicat avait demandé à la direction générale de la police nationale (DGPN) « de faire le nécessaire pour que des pénalités, prévues au marché » soient appliquées à l’encontre de la société Paul Boyé Technologies, détenteur du marché d’externalisation de l’habillement de la police et de la gendarmerie.

Selon le ministère de l’Intérieur, la Gendarmerie nationale a porté plainte pour savoir qui a pu accéder à ce fichier et retracer l’historique des connexions. Un audit interne à la Gendarmerie a par ailleurs été lancé « afin d’améliorer la sécurité de ces dispositifs d’équipements aux troupes ». Contactée, l’entreprise n’était pas immédiatement joignable ce lundi en fin de journée.